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Une enquête publique sur le suicide de Samwel Uko est réclamée par son oncle et le NPD

Une photo d'un jeune homme tout sourire accrochée à un grillage avec des bouquets de fleurs en dessous.

Selon l’opposition officielle, 144 personnes environ s’enlèvent la vie chaque année en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’opposition néo-démocrate demande au gouvernement de la Saskatchewan de lancer une enquête publique pour faire la lumière sur le suicide de Samwel Uko. Dans la foulée, des excuses sont également demandées au ministre de la Santé, Jim Reiter, qui n'en a pas présenté à la famille.

Cette enquête publique, réclamée par le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan et la famille de Samwel Uko, permettrait de lever le voile sur le suicide de l'homme de 20 ans, retrouvé mort dans le lac Wascana à Regina, en mai dernier, malgré ses appels à l’aide et deux visites aux urgences de l’hôpital général de la capitale saskatchewanaise.

Dans le cadre de cette enquête, le NPD exige plus largement que la province se penche sur la crise des suicides qui sévit dans la province.

Nous devons déterminer les causes principales de ces suicides, déterminer quelles sont les lacunes systémiques qui existent, quels services nous offrons, et élaborer un plan qui nous permettra de sauver des vies.

Ryan Meili, chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan

Nous devons tirer des leçons de la mort de Samwel Uko, mais aussi des nombreux décès dans le nord de la province, estime Ryan Meili.

Des solutions tangibles doivent être mises étudiées que la Saskatchewan soit en tête de liste en matière de prévention du suicide, dit-il.

Selon l’opposition officielle, environ 144 personnes s’enlèvent la vie chaque année en Saskatchewan. Dans le nord de la province, le suicide est la principale cause de décès chez les personnes âgées de 10 à 49 ans.

Rien de plus qu’un message vocal

L’oncle de Samwel Uko, Justin Nyee, est catégorique : ce qui est arrivé à son neveu ne doit jamais se reproduire. Une telle enquête publique est nécessaire.

On doit faire la lumière sur les différentes histoires, sur ce que les gens vivent, affirme-t-il.

Déjà endeuillée et fragile, la famille a aussi été ignorée par les autorités, estime Justin Nyee. Il affirme qu’on a laissé un message sur sa boîte vocale. émanant du président-directeur général de l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA). Celui-ci présentait ses excuses.

Il déplore cependant le silence radio du côté du ministre de la Santé, Jim Reiter, ainsi que du premier ministre, Scott Moe.

Il y a une famille en deuil. La moindre des choses aurait été de la contacter, mais ils [le gouvernement] ne l’ont pas fait. Ils ne veulent pas savoir qui était Samwel.

Justin Nyee, l'oncle de Samwel Uko

L’oncle espère que des actions seront menées par le gouvernement pour que personne d’autre ne subisse la même douleur.

Le ministre Reiter se défend

Dans une déclaration transmise aux médias, le ministre de la Santé affirme qu’il réitère ses excuses à la famille. 

Il explique que des représentants de la SHA se sont rendus en Colombie-Britannique les 21 et 22 juillet pour rencontrer la famille immédiate et lui présenter des excuses. 

Un soutien psychologique a également été offert aux proches de Samwel Uko, fait savoir Jim Reiter. 

La SHA continue d’améliorer ses façons de faire, dit-il, rappelant qu’un plan d’action comprenant six initiatives a été déployé par l’organisation en juillet.

Rejet d’un projet de loi sur le suicide

Un projet de loi qui a été présenté par le député néo-démocrate de Cumberland, Doyle Vermette, aurait obligé la province à reconnaître le suicide comme une priorité en matière de santé et de sécurité, mais aussi comme un problème de santé publique.

Il a cependant été rejeté.

En réponse à cette décision, Tristen Durocher a installé un tipi devant l’Assemblée législative de Regina et a entamé une grève de la faim.

Pour s’y rendre, il a parcouru à pied 635 kilomètres depuis La Ronge.

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