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Un autre comité parlementaire convoqué pour étudier l'affaire UNIS

Portrait des frères Kielburger sur un écran.

Craig et Marc Kielburger, les fondateurs et dirigeants d'UNIS, ont été entendus par le comité des finances le mois dernier.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

L'opposition à Ottawa croit avoir trouvé de nouvelles munitions dans l'affaire UNIS et tentera d'attaquer le gouvernement cette semaine avec l'arme des langues officielles.

L'organisme mieux connu sous son nom anglais WE, choisi pour gérer un programme de bourses, aurait, selon les élus conservateurs, dû être écarté parce qu'il n'est pas bilingue et très peu connu au Québec.

Quatre députés ont donc réclamé et obtenu une réunion d'urgence du comité parlementaire des langues officielles, réunion convoquée mercredi.

Les députés conservateurs tenteront d'y faire adopter une motion pour que le comité entame à son tour une étude de cette affaire. Ils disent vouloir se pencher sur la décision du gouvernement de choisir un organisme unilingue anglophone sans présence au Québec pour administrer la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant.

Mercredi, les membres du comité devront décider s'ils se pencheront sur cette affaire, et si oui, les conservateurs voudraient convoquer comme témoins, entre autres, la ministre Mélanie Joly et le commissaire aux langues officielles Raymond Théberge.

Puisque les libéraux sont minoritaires dans ce comité comme au gouvernement, il y a fort à parier que la motion des conservateurs sera adoptée. Le Bloc québécois l'appuie.

Il est inacceptable de recourir à un organisme qui est incapable de donner des services en français par lui-même et qui semble n'avoir aucun réseau au Québec ni auprès des communautés francophones et acadienne, écrit, dans un courriel, le député bloquiste Mario Beaulieu, reprenant les remontrances des conservateurs.

Comparution à prévoir?

Le député conservateur Bernard Généreux estime que, dès le départ, ce travail aurait dû être confié à la fonction publique. Mais puisque le gouvernement a préféré passer par un organisme extérieur, celui-ci aurait dû avoir des antennes au Québec.

On est dans un pays bilingue au Canada, a-t-il fait valoir en entrevue téléphonique lundi avant-midi.

Le respect minimal aurait voulu que l'organisation choisie puisse avoir des antennes partout au Canada, a-t-il soutenu. Selon lui, plusieurs organisations québécoises auraient pu faire ce travail.

Au bureau de Mme Joly, on dit que la ministre se présentera sans aucun doute devant le comité si celui-ci la convoque.

Déjà un autre comité parlementaire, celui des Finances, a entendu de nombreux témoins, dont le premier ministre lui-même, sur cette affaire.

L'opposition reproche à Justin Trudeau d'avoir participé à la décision de confier à UNIS la gestion d'un programme de bourses de centaines de millions de dollars, programme pour les étudiants qui font du bénévolat en ces temps de pandémie. Or, la mère et le frère du premier ministre ont eu, à travers les années, des contrats payés avec l'organisme.

Des liens entre la famille du ministre des Finances Bill Morneau et UNIS ont également fait surface.

Lorsque l'affaire a éclaté, UNIS a choisi de retirer ses billes. On ne sait toujours pas comment le programme sera maintenant géré.

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