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L’Ontario obtient un « C » pour sa préparation aux risques d’inondation, selon un rapport

Deux maisons et une vague menaçante.

Le ministre des Richesses naturelles et des Forêts, John Yakabuski, a rendu publique en mars une nouvelle politique qui a pour but de lutter contre les inondations.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Radio-Canada

En ce qui a trait à la préparation aux risques d’inondation, l’Ontario s'est vu décerner un C au bulletin du Centre Intact d'adaptation au climat de la Faculté de l'environnement de l'Université de Waterloo. La province se situe donc dans la moyenne canadienne, derrière le Yukon et l’Île-du-Prince-Édouard, qui est premier de classe avec B-.

Cette évaluation rude des provinces et territoires s’explique notamment par une faiblesse commune : les données d’évaluations des risques d’inondation sont rarement disponibles publiquement.

Souvent, les évaluations sont faites par différentes autorités de conservations, et il n’existe pas nécessairement de regroupement de toutes ces études pour les mettre sur une plateforme publique, explique Joanna Eyquem, directrice des programmes d'adaptation aux changements climatiques à l’Université Waterloo.

L’Ontario n’y fait pas exception, avec un réseau de 36 autorités de conservation réunies sous la bannière de Conservation Ontario. C’est à eux qu’incombe la responsabilité d’informer les citoyens des risques d’inondations de leur terrain.

Une résidence inondée

La crue printanière de 2019 a été une dure épreuve pour les résidents de Mattawa, comme en témoigne cette photo prise en mai l'an dernier.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Les auteurs du rapport soulignent également que les municipalités ne se trouvent pas toutes sous l’égide d’une autorité de conservation, créant des lacunes en termes de préparation pour des parties importantes de l’Ontario.

Ils reprochent également au gouvernement de l’Ontario de reléguer fréquemment la responsabilité de la gestion des risques d’inondations aux gouvernements locaux, voire aux citoyens.

Le rapport souligne notamment le fait qu’il n’existe aucune législation provinciale encadrant les risques d’inondations auxquels font face les centres de soins de santé, ce qui pousse ces établissements établir leurs propres balises.

Points positifs

Il faut toutefois noter que les autorités de conservation adoptent une mode de gestion par bassins versants, c’est-à-dire qu’elles gèrent l’ensemble d’un territoire drainé par un cours d’eau et ses tributaires.

Il s’agit d’une des forces de la province, selon Mme Eyquem. C’est vraiment à cette échelle-là qu'on doit gérer les inondations, explique-t-elle.

Elle dénote un autre point positif : l’Ontario a une des provinces les plus fortes pour le contrôle de projets immobiliers dans les zones inondables ainsi qu’en ce qui a trait à la protection des milieux humides.

Des changements apportés depuis l'étude

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, la porte-parole du ministère des Richesses naturelles et des Forêts, Jolanta Kowalski, souligne que l’étude de l’Université de Waterloo a été menée en 2019, avant les plus récentes actions prises par le gouvernement ontarien.

Elle rappelle que la province a nommé un conseiller spécial sur les inondations, Doug McNeil, qui a présenté un rapport à la suite des sévères inondations du printemps 2019.

À la suite de ce rapport, la province a présenté en mars 2020 sa stratégie pour protéger le public contre les crues.

Notre stratégie reconnaît la nécessité d'améliorer notre compréhension collective des risques d'inondation et de prendre des décisions sur la manière de gérer ces risques en s'appuyant sur les meilleures données scientifiques et informations disponibles.

Jolanta Kowalski, porte-parole du ministère des Richesses naturelles et des Forêts

La stratégie inclut notamment la création d'une équipe technique multiagences de cartographie des inondations et le développement d'une approche pluriannuelle pour la mise à jour de la cartographie des inondations.

Cette stratégie a été critiquée par l’opposition à Queen’s Park, car elle n’abordait pas clairement la question du financement.

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