•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des étudiants étrangers coincés en Ontario pour l'été

Deux jeunes africains jouent au soccer.

Chaque vendredi, ils sont une dizaine d'étudiants, issus de différentes communautés africaines, à jouer au soccer.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Radio-Canada

La pandémie a forcé plusieurs étudiants étrangers vivant dans le nord de l'Ontario à passer la période estivale dans la région. Jérémie Mukendi Lobo et Gaoussou Coulibaly, étudiants à Timmins, ont choisi de passer l’été à Kapuskasing.

Les deux étudiants — en administration des affaires au Collège Boréal et à l’Université de Hearst, respectivement — sont natifs de la République démocratique du Congo et la Côte d’Ivoire. Ils ont dû rester au Canada cet été en raison de la COVID-19. Il s’agit d’un mal pour un bien, explique Jérémie.

Durant l’été, les étudiants rentrent à la maison et on n’a jamais le temps de créer un lien fort. Le confinement a permis de se rapprocher et de s’ouvrir à la culture canadienne.

Jérémie Mukendi Lobo
Trois jeunes hommes jouent au golf.

Le Franco-Ontarien Caleb Guindon donne une classe de golf à ses deux nouveaux amis.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Les deux hommes de 20 ans ont le baluchon rempli de rêves : le premier veut devenir planificateur financier, le second souhaiterait lancer son entreprise au Canada.

Un jeune homme lance un ballon de soccer.

Le ballon de soccer n'est jamais bien loin pour les étudiants internationaux.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Quand la pandémie a frappé, ils ont déménagé à Kapuskasing, à deux heures de leur campus universitaire. Jérémie ajoute qu’il lui a été très facile de se trouver un emploi alors qu'il avait eu du mal à en décrocher un à Timmins. J’ai été porter mon CV à l’épicerie et le lendemain, on m’appelait pour m'offrir le boulot.

Un jeune homme pose avec son collègue de travail à l'épicerie.

À son travail, Jérémie est bien heureux de voir une belle richesse de la diversité. Il pose avec son ami Yash de la communauté indienne.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

La ville de Kapuskasing est habituée à accueillir des personnes venant d'ailleurs et de cultures différentes. Au printemps notamment, la ville du nord de l’Ontario reçoit souvent des évacués de la Première Nation de Kashechewan. Le maire de Kapuskasing Dave Plourde dit que les gens de Kapuskasing aiment recevoir les nouveaux venus comme ils aiment être reçus ailleurs.

C’est important qu’ils se sentent comme à la maison, c’est formidable d’avoir des Africains dans notre communauté.

Dave Plourde

Le maire raconte que le terrain de football est spécialement entretenu pour les Africains, comme tous les matchs de soccer organisé ont été annulés en raison de la pandémie.

En jouant sur cette surface gazonnée, Gaoussou Coulibaly, surnommé GC, dit ainsi avoir l’impression d’être une grande vedette du soccer professionnel dans son pays d'origine.

Chez nous, les grandes équipes jouent sur la pelouse, les équipes de quartiers jouent dans le sable. Je me sens comme un grand joueur de football au pays.

Gaoussou Coulibaly
Un jeune homme se tape dans les mains.

Gaoussou Coulibaly tout sourire après avoir déjoué son ami Jérémie.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Chaque vendredi soir, ils sont une dizaine provenant notamment du Sénégal, du Bénin, Cameroun à jouer au soccer. Jérémie ne se souvient pas d’avoir eu autant de plaisir avec des vrais amis depuis son arrivée à Timmins en septembre dernier.

Je ne m’ennuie pas comme tel, les gens sont gentils, sociables et ouverts à nous. C’est ce que j’aime bien de vivre à Kapuskasing.

Jérémie Mukendi Lobo

Le natif du Congo est véritablement tombé en amour avec Kapuskasing, il poursuivra d’ailleurs ses études sur ce campus en septembre tout comme son comparse Gaoussou Coulibaly .

GC conclut en lançant un message aux prochains étudiants étrangers de ne pas avoir peur de quitter leur famille, car il se sent vraiment dans une deuxième famille à Kapuskasing.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !