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Une Winnipégoise était à un kilomètre du lieu de l'explosion à Beyrouth

Stephanie Dyck debout sur une pierre près de l’eau.

Stephanie Dyck s’était rendue à l’épicerie afin d’acheter les ingrédients pour la préparation du gâteau d’anniversaire d’un ami.

Photo : Fournie par Stephanie Dyck

Radio-Canada

Une Winnipégoise, Stephanie Dyck, qui vit actuellement au Liban faisait ses courses dans une épicerie à 1 kilomètre du port de Beyrouth lorsque sont survenues les explosions la semaine dernière. Elle raconte ce qu'elle a vu et salue le travail de l'aide humanitaire canadienne.

Je me suis tournée vers l’entrée de l’épicerie pour voir ce qui se passait [...] puis il y a eu juste un énorme boum, et tout le verre à l’avant de l’épicerie a explosé, relate Stéphanie Dyck, qui est par ailleurs coordinatrice des interventions en cas de catastrophe au comité central mennonite.

Mme Dyck a abandonné son chariot pour se précipiter chez elle à pied, non loin du commerce. Il y avait de la fumée partout, du verre par terre, la rue était complètement recouverte de petits morceaux de verre explique-t-elle.

Les déflagrations étaient dues à l’explosion de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, un sel blanc inodore qui entre dans la composition de certains engrais, mais aussi d’explosifs. Les explosions ont fait au moins 220 morts et 7000 blessées.

Si Atephanie Dyck n’a pas été blessée, elle croit que les choses auraient pu être bien différentes pour elle si sa journée s’était déroulée comme elle l’avait initialement prévu. La Winnipégoise devait se rendre dans un autre magasin plus proche du port pour acheter des cadeaux à offrir à sa famille. Elle raconte que ladite boutique a été complètement détruite par les explosions. Je pense qu'en fait j’aurais pu être blessée ou tuée, dit-elle.

Une rue où plusieurs immeubles sont en ruines, alors que de nombreux débris sont tombés sur des voitures.

Stephanie Dyck espère que les efforts de soutien vont continuer afin d’aider la population libanaise à se relever de cette crise.

Photo : Associated Press / Hussein Malla

Les explosions ont laissé de nombreuses familles sans domicile. Mme Dyck salue l’élan de solidarité dont font preuve les habitants sur place ainsi que les initiatives entreprises de partout dans le monde. Elle souligne que ces aides-là sont d’un grand soutien pour des milliers de personnes.

DImanche, Ottawa a lancé un fonds de contrepartie en collaboration avec la Coalition humanitaire. La création de ce fonds s’inscrit dans le cadre de l’aide qui pourra s’élever jusqu’à 5 millions de dollars et qui a été promise la semaine dernière. La coalition réunit plusieurs organismes humanitaires tels que Canadian Foodgrains Bank et Canadian Lutheran World Relief, établis à Winnipeg.

Vendredi, des chefs d’entreprise libano-canadiens ont promis de réunir au moins 2,5 millions de dollars pour soutenir le Liban dans sa reconstruction.

De nombreux autres pays et des milliers de personnes à travers le monde se mobilisent également pour soutenir le Liban.

Vu aérienne d'un secteur détruit. Seuls des silos à grain tiennent debout.

Tout le secteur du port a été détruit par le souffle de l'explosion. Les vitres des immeubles ont volé en éclats sur des centaines de mètres.

Photo : Getty Images / AFP

Stephanie Dyck dit qu'elle a vu des équipes d’organisations humanitaires sur le terrain, travaillant à évaluer les besoins le plus pressants. Elle espère que les efforts de soutien vont continuer afin d’aider la population libanaise à se relever de cette crise. Elle a besoin de notre soutien pendant cette période de souffrance incroyable, conclut-elle.

Avec des informations de Rachel Bergen

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