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Le manque de pluie inquiète les agriculteurs à l’Île-du-Prince-Édouard

Gordon McKenna examine un plant de pommes de terre dans un champ.

Cet été est l’un des plus secs observés ces dernières années, selon l’agriculteur Gordon McKenna, de la ferme Country View, à l’Île-du-Prince-Édouard.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

Radio-Canada

Les agriculteurs de l’Île-du-Prince-Édouard éprouvent des difficultés à cause du temps particulièrement sec cet été.

La province connaît de nombreux jours de chaleur et peu de jours de pluie. Dans certains cas, la quantité de pluie n’atteint que 20 % de la normale. Le printemps et l’été ont jusqu’à présent été très secs, particulièrement dans l’ouest de la province, indique le météorologue Jay Scotland, de CBC.

L'agriculteur Matthew Compton, de la ferme du même nom dans la région de Summerside, dit qu’il ne se souvient pas d’une sécheresse aussi longue.

Du maïs dans un champ.

Il faut plus de pluie pour que le maïs donne de beaux épis, selon l’agriculteur Matthew Compton.

Photo : CBC/Stephanie vanKampen

La ferme Compton produit du maïs, notamment. Celui-ci aime la chaleur, mais il a aussi besoin d’eau. M. Compton affirme que les épis ne sont pas aussi gros que d’habitude en ce moment et que leur pointe est blanche. Il s’attend à ce que la récolte de grains et de blé soit moins bonne aussi.

S’il n’y a pas de pluie d’ici une dizaine de jours, les effets de la sécheresse seront bien visibles, dit-il.

Matthew Compton estime que les périodes de sécheresse s’allongent peu à peu chaque année. Il envisage d’acheter de l’équipement d’irrigation pour ses champs.

Les producteurs de pommes de terre ont eux aussi des difficultés à cause du temps sec.

Gordon McKenna, copropriétaire de la ferme Countryview à Newton, mesure les précipitations. La région n’a reçu que 20 % de la pluie dont elle a besoin en juin et en juillet, explique-t-il.

Nous prions pour que le mois d'août soit un peu plus clément envers nous.

Gordon McKenna, producteur de pommes de terre de l'Île-du-Prince-Édouard

Les plants tiennent étonnamment le coup pour le moment, ajoute M. McKenna, mais ils auront besoin d’eau dans les prochaines semaines pour donner des pommes de terre de taille normale.

Si les conditions restent sèches en août et en septembre, les pommes de terre seront plus petites que d’habitude et même déformées, selon le coordonnateur en recherche et agronomie à la Commission de la pomme de terre de l’Île-du-Prince-Édouard, Ryan Barrett.

C'est ce qui s'est produit ces trois dernière années, notamment. Les transformateurs de la province insulaire ont même dû acheter des pommes de terre de l'Alberta et de l'Idaho pour répondre à leurs besoins.

Gordon McKenna dit qu’il voit déjà des signes de problèmes de qualité.

Des travailleuses dans un champ déposent des betteraves dans des paniers.

La récolte dans la chaleur à la ferme Soleil à Bonshaw

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Les agriculteurs souhaitent ardemment de la pluie pour les prochains jours, ajoute M. Barrett, mais tout indique que le temps restera chaud et sec durant la prochaine semaine, selon le météorologue Jay Scotland.

Avec des renseignements de Stephanie vanKampen, de CBC

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