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L’expérience d’un camp d’Ottawa, une pratique concluante pour septembre, selon plusieurs

Un terrain de jeu pour enfants en été.

Le camp de jour Dovercourt n'a recensé aucun cas de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Un camp de jour de Westboro, qui n’a enregistré aucun cas de COVID-19, est perçu comme une pratique pour la rentrée. Le succès des mesures implantées au camp a su calmer les inquiétudes des parents.

L’Association récréative Dovercourt a graduellement rouvert son camp de jour estival — avec certaines nouvelles précautions — et a pu éviter que le virus se propage parmi les campeurs ou son personnel.

La directrice du programme, Robin Cloutier, hésite quand même à crier victoire, car il reste encore trois semaines à la saison. Elle note cependant que sa nervosité s’est transformée en fierté.

Ce qu’on a fait m’a donné beaucoup de confiance. Je comprends mieux comment ça peut fonctionner si tout le monde fait sa part, explique Mme Cloutier, elle-même mère de deux enfants.

Robin Cloutier pose pour la caméra devant un terrain de jeu en été.

Robin Cloutier estime que même si un enfant ou un employé attrape la COVID-19, la maladie ne se propagera pas aux autres bulles.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Les enfants s’adaptent

Le camp Dovercourt accueille des enfants de 5 ans et demi à 13 ans pour des demi-journées depuis le 6 juillet dernier.

La direction n’a pas ouvert de programme pour les enfants plus jeunes, car elle croit qu’ils n’auraient pas été capables de se distancer, d’appliquer leur propre crème solaire ou de remplir leur propre bouteille d’eau.

Jusqu’à présent, les participants suivent bien les consignes, estime Mme Cloutier.

Les enfants comprennent remarquablement bien quel est leur rôle, et je pense qu’ils vont reprendre ces pratiques à l’école.

Robin Cloutier, directrice du programme de camp de jour de l’Association récréative Dovercourt

Ils savent qu’ils doivent se laver les mains. Ils savent qu’ils ne peuvent pas se faire de câlins et ils comprennent pourquoi. Les parents savent aussi qu’ils doivent encourager leurs enfants, raconte-t-elle.

Les enfants ont été divisés en bulles de huit, et chacun de ces cercles restreints compte deux moniteurs. Les bulles ont toutes leur propre salle de bain et empruntent des sorties et des entrées distinctes.

Les employés, eux, ne peuvent occuper aucun autre emploi à temps partiel pour réduire autant que possible les contacts.

Le nouveau coronavirus s’est infiltré dans au moins un camp de jour à Ottawa : la santé publique rapporte qu’un employé a contracté la COVID-19 au Centre communautaire Foster Farm.

Si jamais un moniteur ou un enfant de Dovercourt devait attraper la maladie, Mme Cloutier estime que les mesures adoptées par le camp pourront empêcher que le virus se propage à d’autres bulles. La COVID-19 existe toujours, c’est clair. Elle est dans la communauté et dans la ville, on le sait. Pour continuer d’avancer dans nos programmes, il faut le reconnaître et réduire le plus possible les risques d’exposition, fait-elle valoir.

Des parents à bout de souffle

Jusqu’à maintenant, les parents qui envoient leurs enfants à Dovercourt se disent impressionnés par le succès du camp de jour.

J’ai l’impression que c’est une pratique pour nous, en quelque sorte, indique Joanne Dobson, dont la fille de sept ans fréquente le programme. Ça permet à notre fille de comprendre les règles en vigueur et de saisir que la rentrée sera différente et automne.

Joanne Dobson pose pour la caméra devant un terrain de jeu où courent de enfants en été.

Joanne Dobson constate avec joie que les mesures mises en place au camp de jour que fréquente sa fille semblent porter leurs fruits.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Anita Grace, mère de deux enfants qui travaille également à temps plein, note elle aussi que l’expérience du camp de jour lui donne confiance.

Ça m’a permis de me préparer à faire confiance à quelqu’un d’autre pour prendre soin de mes enfants, indique Mme Grace. On a besoin d’aide avec nos enfants. Ils sont prêts, et les parents aussi. Je pense que les parents sont à bout de souffle.

Sa fille de 11 ans, Miya Nagaraj, était ravie d’aller au camp, malgré les différences cette saison. J’avais hâte de voir des gens de mon âge. Pendant cinq mois, j’étais sans arrêt avec ma sœur, qui a quatre ans de moins que moi, raconte la jeune fille. Ce n’est pas ce qu’il me faut.

Avec les informations de Hillary Johnstone, de CBC

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