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Un nouveau centre d'injection supervisée ouvre ses portes à Halifax

La façade de l'édifice.

Le nouveau centre d'injection supervisée est situé à l'arrière de la soupe populaire Brunswick Street Mission.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Ce centre d'injection, le seul en Atlantique, remplace le site qui a fermé ses portes au mois de juin.

L’établissement se trouve à l'arrière de la soupe populaire Brunswick Street Mission. Cet endroit ne suscite pas autant que le précédent l'opposition de la communauté noire, qui n'aimait pas voir un tel centre à côté d'une de ses églises.

Le centre est dans un voisinage où il y a beaucoup de consommation non sécuritaire de drogues, indique Cindy MacIsaac, la directrice du centre de traitement de substitution aux opioïdes Direction 180, un des quatre organismes communautaires à l’origine du projet.

Des étalages de seringues.

Les consommateurs de drogues peuvent y obtenir des seringues stériles, de l'alcool à friction et de l'eau.

Photo : Radio-Canada

Le nouvel établissement permet aux utilisateurs de consommer leurs substances de manière sécuritaire, ajoute-t-elle.

Le personnel leur donne notamment des seringues, de l'alcool à friction et de l'eau. De plus, les consommateurs peuvent rester sur place ensuite. Le tout est fait avec beaucoup de respect et de dignité, explique Mme MacIsaac.

Les organismes communautaires souhaitent l'appui du gouvernement

L’objectif est de réduire le nombre de décès liés à la consommation et le nombre d’infections causées par des seringues insalubres.

En Nouvelle-Écosse, autant de gens meurent de surdoses d'opioïdes que d'accidents de la route, avance un professeur de droit de l'Université Dalhousie, Archie Kaiser. Il ne comprend pas pourquoi le gouvernement provincial n'appuie pas ce projet.

On perd en moyenne 60 vies par année dans la province, et une vie perdue, c'est une de trop, ajoute Cindy MacIsaac, frustrée de la lenteur du gouvernement à inclure des sites d'injection supervisée dans sa stratégie de réduction des méfaits.

Le gouvernement affirme pour sa part qu'il étudie toujours la question.

Avec les renseignements de Paul Légère

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