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Les jeunes libéraux s’inquiètent d’une « pandémie » de troubles de santé mentale

Selon la tradition, les jeunes libéraux se réunissent avant la rentrée parlementaire pour soumettre des propositions à leur parti.

Portrait de Mark Dewar.

Mark Dewar est le président de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec (CJPLQ), qui représente les jeunes âgés de 16 à 25 ans du Parti libéral du Québec.

Photo : Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec

Hugo Lavallée

L’État devrait garantir à tous les Québécois l’accès sans frais à des services de psychothérapie, et ce, dans des délais raisonnables. C'est là la proposition phare de la Commission-jeunesse du Parti libéral du Québec, qui tiendra son congrès mercredi.

Véritables fléaux, les troubles de santé mentale empoisonnent la vie de millions de Québécois et entraînent des pertes économiques atteignant les milliards de dollars, soutient la Commission, dans une proposition de résolution qui sera soumise pour débat aux membres de l'aile jeunesse du parti.

Nous traversons en ce moment une crise de santé mentale sans précédent. Ça frappe très, très durement les jeunes. Par contre, avec cette pandémie, à la différence d'avec la COVID-19, c'est qu'on a le vaccin, on a la solution, par contre on décide de ne pas l'appliquer, déplore le président de la Commission jeunesse du PLQ Mark Dewar, en entrevue à Radio-Canada.

À l'heure actuelle, la majorité des Québécois qui suivent une psychothérapie paient ce service de leur poche, ou le font aux frais d'un assureur privé. Des services sont également offerts sans frais dans le réseau public, notamment par l'entremise des CLSC, mais les délais d'attente s'étirent parfois pendant des mois.

Or, plus on attend, plus les traitements baissent en efficacité, s'inquiète M. Dewar.

Il souhaiterait que les Québécois puissent consulter le psychologue de leur choix, dans le réseau privé, aux frais de la Régie de l'assurance maladie du Québec.

La RAMQ paye déjà certains services offerts dans le réseau privé; les enfants de moins de 18 ans souffrant de problèmes de vision peuvent notamment se faire rembourser l'achat de lunettes ou de verres correcteurs.

Pas question pour le gouvernement, donc, d’embaucher des psychologues : Ce qu'on veut faire, c'est viser l'efficacité et la rapidité. Donc on ne veut pas attendre de mettre en place un nouveau système qui serait plus lourd à administrer, indique le président des jeunes libéraux.

Le projet de résolution ne chiffre pas ce qu'il en coûterait à l'État québécois pour assurer ces services. Mark Dewar fait toutefois valoir qu'en Australie, où un programme semblable a été mis en place, [pour] chaque dollar investi en couverture de soins en psychothérapie, ça ramène 2 dollars à la société.

Il rappelle aussi que la première cause d'inaptitude au travail, ce sont les enjeux de santé mentale.

Un congrès différent cette année

En plus de débattre de la couverture des soins de santé mentale, les jeunes libéraux discuteront d'une proposition visant à établir un revenu minimum garanti, qui prendrait la forme d'un impôt négatif. Chaque Québécois bénéficierait ainsi d'un revenu minimal équivalent à la mesure du panier de consommation.

Comme le veut la tradition, les jeunes libéraux se réunissent à quelques semaines de la rentrée parlementaire pour soumettre des propositions à leur parti.

Le rendez-vous cette année se déroulera toutefois différemment en raison de la pandémie; le traditionnel week-end de débats politiques et de fraternisation entre militants cédera le pas à des conférences virtuelles qui seront suivies d'échanges entre les militants.

La nouvelle cheffe de la formation politique, Dominique Anglade, prononcera aussi un discours virtuel.

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