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Le maintien des mesures sanitaires est crucial, selon une nouvelle étude

Des manifestants, dont une femme qui tient une pancarte sur laquelle est écrit : Non à la distanciation sociale.

La distanciation physique est essentielle afin de permettre au système de santé de traiter les gens qui contractent la COVID-19, selon une nouvelle étude.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le maintien des mesures sanitaires – comme le dépistage, la distanciation physique, le traçage ou encore la quarantaine obligatoire – est crucial afin d’éviter une nouvelle vague de cas de COVID-19 au Canada, avancent des chercheurs canadiens.

Sans de telles interventions, une épidémie réapparaîtra, avec le risque de submerger nos systèmes de santé, concluent-ils dans une étude publiée lundi matin dans le Journal de l’association médicale canadienne (CMAJ).

L’étude, qui a été revue par des pairs, présente certains scénarios et évalue l’incidence de ceux-ci sur le nombre de cas et sur les décès causés par la COVID-19. Seul le scénario selon lequel toutes les mesures sanitaires sont maintenues permettrait au système de santé canadien de garder la tête hors de l’eau.

Dans le cas où toutes les mesures sont levées, les auteurs de l’étude prévoient que 64,6 % de toute la population du pays pourraient contracter le coronavirus.

Grâce à une stratégie de détection du virus et un traçage améliorés, le pourcentage de la population contaminée par le virus serait évalué à 0,4 %. Malgré la petitesse relative de ce chiffre, les auteurs expliquent que ce total serait impossible à gérer pour le système de santé.

L’ajout du maintien des mesures de distanciation au dernier scénario ferait passer le pourcentage total de Canadiens à contracter le virus à 0,2 %, ce qui signifie que le système de santé pourrait alors suffire à la demande.

C’est la combinaison de distanciation physique, de dépistage accru et de traçage intensif qui maintient l'utilisation des lits des hôpitaux et des unités de soins intensifs sous leur seuil de capacité [et] qui permet d’éliminer presque tous les décès et d’enrayer l'épidémie, notent les auteurs.

L’étude est signée par huit chercheurs de l’Agence de la santé publique du Canada.

La Dre Victoria Ng, qui fait partie du groupe, a fait un parallèle avec les mesures de réouverture des écoles pour contextualiser les conclusions de l’étude. Lorsque nous avons des niveaux élevés de transmission communautaire combinés à des interventions de santé publique minimales et une faible adhésion à la distanciation physique, les fermetures d'écoles auront un impact minimal en combinaison avec ces interventions et ne suffiront pas à contrôler l'épidémie, conclut-elle.

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