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De Percé à Montréal à la course : un plan solo qui s'est transformé en aventure de groupe

« J’avais prévu faire ça tout seul, mais ce n’est manifestement pas une entreprise individuelle. »

Il court près d'une plage.

Le coureur montréalais Joan Roch ralliera Percé à Montréal à la course.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie: Joan Roch

Michaële Perron-Langlais

Joan Roch est parti de Percé à la course mardi dernier, avec pour objectif de se rendre à Montréal en une dizaine de jours. S’il a été étonné par la difficulté du parcours, sa plus grande surprise a été de voir à quel point la communauté de l'Est-du-Québec a embarqué dans son projet.

Je m’étais très mal, voire pas renseigné avant de partir, admet Joan Roch, qui raconte s’être lancé dans cette aventure un peu sur un coup de tête.

J’ai regardé sur une carte et je me suis dit : "Ça va bien se faire, ça va être plat, ça va être agréable." Ce n’est pas plat. Je n’apprendrai rien à personne ici, mais moi, je l’ai appris à la dure, dit-il en riant.

Les côtes, la force du vent et une blessure à la jambe ont ralenti sa cadence, mais les nombreux coureurs qui décident de parcourir une partie du trajet à ses côtés lui donnent la force de continuer.

Je suis parti sans équipe, mais finalement, je me trouve à être toujours accompagné par des gens que je ne connais pas, souligne-t-il. La communauté de coureurs s’est rassemblée derrière mon projet et m’accompagne depuis quasiment le début.

Honnêtement, s’il n’y avait pas cette communauté avec moi, ma petite aventure, ou plutôt ma longue aventure, se serait terminée il y a trois jours, parce que ça n’allait pas du tout. Mais de savoir qu’il y avait tout ce monde-là avec moi, ça a fait toute la différence.

Joan Roch

Avant d’entreprendre ce périple de 1100 kilomètres, Joan Roch avait prévu participer à trois courses de plus de 330 kilomètres chacune, d’ici le mois d’octobre.

Enchaîner ces trois courses-là, c’était mon défi sportif de l’année et puis tout a été annulé, explique-t-il. Je me disais : "J’ai du temps, je me suis entraîné, mais il n’y a plus de compétition." C’est pour ça qu’à la dernière minute, je me suis dit : "Je vais faire quelque chose."

C’est ainsi qu’il a décidé de courir de Percé à Montréal. Ce n’est pas très original. Je me suis dit : "Tout le monde est allé en Gaspésie. Eh bien, moi aussi!"

Si les gens qu’il rencontre en chemin le poussent à poursuivre son trajet jusqu’au bout, Joan Roch a l’impression qu’il est lui aussi une source de motivation pour certains.

Ils se mettent à faire 10, 15, 20 kilomètres avec moi. L’effet d’entraînement fait en sorte qu’ils font parfois leur plus longue distance à vie, soutient-il.

L’athlète raconte également recevoir des centaines de messages chaque jour, si bien qu’il manque de temps pour tous les lire.

Ce que je fais, qui est pourtant d’une simplicité désarmante, courir de Percé, garder le fleuve à droite et revenir à Montréal, ça éveille un esprit d’aventure chez les gens à un point que je ne croyais pas possible.

Joan Roch

Le coureur compte prendre une journée de repos à Rimouski lundi, avant de poursuivre sa route vers l’ouest.

Il s’attend à être accompagné tout le reste du parcours.

La nouvelle va plus vite que moi, donc plus j’avance, plus le groupe augmente. J’avais prévu faire ça tout seul, mais ce n’est manifestement pas une entreprise individuelle.

Joan Roch

Au moment de son départ, il planifiait arriver à destination jeudi prochain, mais il sait maintenant qu’il lui faudra quelques jours de plus que prévu pour atteindre Montréal. Si je suis optimiste, je dirais peut-être dimanche, conclut-il.

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