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Affaire UNIS : les libéraux remettent des milliers de pages à un comité parlementaire

Justin Trudeau sur un écran pendant son témoignage par vidéoconférence

Justin Trudeau a témoigné par vidéoconférence devant le Comité permanent des finances de la Chambre des communes le 30 juillet 2020.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral a remis des milliers de pages de documents liés à la controverse UNIS au Comité permanent des finances de la Chambre des communes.

Les avocats examinent ces documents afin d'y retirer tous renseignements personnels ou délibérations secrètes du conseil des ministres.

Le comité avait réclamé le mois dernier ces documents afin de déterminer si les liens entre le premier ministre Justin Trudeau et UNIS avaient influé sur la décision désastreuse du gouvernement fédéral de confier à l'organisme la gestion d'un programme de bourses de 912 millions de dollars pour les étudiants faisant du bénévolat.

Les membres du comité espèrent que ces documents éclaireront la décision du gouvernement de confier le dossier à UNIS.

Les gens se posent beaucoup de questions, dit le porte-parole néo-démocrate en finances, Peter Julian. Il y a eu beaucoup de contradictions dans les témoignages. Les documents pourront plus nous révéler la vérité.

Les libéraux ont remis plus de 5000 pages au comité au cours de la fin de semaine, mais on ne sait pas quand ces documents seront communiqués aux députés. Les avocats de la Chambre des communes doivent les parcourir pour empêcher la divulgation d'informations protégées.

Nous ne savons pas, a dit le porte-parole conservateur en matière de finances, Pierre Poilievre. Nous avons posé la question. On ne nous a pas donné d'échéancier.

Le président du comité, le député libéral Wayne Easter, a dit que les documents seront disponibles au cours des prochains jours. Des avocats de la fonction publique ont été appelés en renfort pour analyser les renseignements qu'ils contiennent.

Les partis pourraient diverger d'opinions au sujet du caractère confidentiel de certains documents. Les députés Poilievre et Julian ont laissé entendre qu'ils pourraient contester la non-divulgation de certains documents. M. Easter a indiqué que la vérification était menée par des professionnels de la fonction publique. Il a ajouté que le Parlement respectait traditionnellement la confidentialité des documents remis au conseil des ministres.

Nous respectons l'intégrité de la fonction publique, a déclaré M. Easter. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas d'ingérence politique au cours de la rédaction de ces documents. C'est pourquoi le greffier est impliqué.

Le contrat a finalement été annulé au début de juillet.

La ministre de l'Emploi, Carla Qualtrough, et la ministre de la Petite Entreprise, Mary Ng, doivent comparaître mercredi devant le comité pour discuter du programme visant à remettre une bourse allant jusqu'à 5000 $ aux étudiants bénévoles.

M. Trudeau et son ministre des Finances ont présenté des excuses pour ne pas s'être récusés des discussions au conseil des ministres sur l'entente avec UNIS, en raison des relations entre des membres de leur famille et l'organisme. Ils ont cependant nié avoir commis tout acte répréhensible.

Le cas Silver

Les partis d'opposition comptent aussi jeter un regard sur un accord conclu entre une société d'État et une entreprise employant le mari de la cheffe de cabinet de M. Trudeau, Katie Telford.

La Société canadienne d'hypothèques et de logement s'est entendue avec MCAP, une société de prêts hypothécaires dont le vice-président est Rob Silver, pour la gestion de l'Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial destinée aux petites entreprises.

Selon le cabinet du premier ministre, Mme Telford a érigé des murs éthiques nets entre elle et MCAP en janvier, avant même que le pays soit touché par la pandémie de COVID-19.

M. Poilievre se demande pourquoi le gouvernement fédéral n'a pas confié cette mission à l'Agence du revenu du Canada (ARC), puisque celle-ci s'occupe déjà de la Subvention salariale d'urgence, un programme destiné aux entreprises mises en difficulté par le coronavirus.

La SCHL, qui gère étrangement ce programme, existe dans le seul but de fournir des logements abordables. Elle ne s'occupe pas d'immobilier commercial, soutient le conservateur.

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