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C'est le début d'une nouvelle saison de pêche au homard dans la zone 25

Quatre hommes sur le quai un après-midi d'été autour de casiers à homards. Deux des hommes transportent un casier jaune.

Les préparatifs au début de la saison de pêche au homard dans la zone 25, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, le 9 août 2020

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

Radio-Canada

La saison de pêche au homard dans le détroit de Northumberland, au sud-est du Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, débutait à 6 h lundi matin.

On est en plein cœur de l’été, mais c’est ce que l’on appelle la saison d’automne dans la zone 25 de pêche au homard.

Les pêcheurs de homard pourront mettre leurs casiers à l’eau jusqu’au 10 octobre.

Des gens circulent sur un quai où sont empilés des dizaines de casiers à homards.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les préparatifs au début de la saison de pêche au homard dans la zone 25, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, le 9 août 2020

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Au printemps, certains homardiers admettaient avoir de la difficulté à écouler leurs stocks dans les usines de transformation, doublement éprouvées par la pandémie et le manque de main-d’oeuvre.

Ces usines sont prêtes, cette fois-ci, souligne Martin Mallet, le directeur général de l'Union des pêcheurs des Maritimes (UPM). Les travailleurs étrangers temporaires qui y sont employés, notamment, ont pu entrer au Nouveau-Brunswick.

Des incertitudes persistent cependant quant aux exportations des produits de la mer vers les marchés internationaux. Martin Mallet se montre optimiste.

Les marchés se sont adaptés en cours de route, pendant la pêche du printemps, aux mois de mai et de juin, expliquait vendredi M. Mallet dans une entrevue à Radio-Canada.

Martin Mallet dans une salle de conférence.

Martin Mallet, le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes, le 24 janvier 2020

Photo : Radio-Canada

C'est sûr que la situation aux États-Unis nous inquiète beaucoup, mais du moins, du côté du Nord-Est américain, les choses se sont stabilisées. Puis les marchés asiatiques ont repris de la vigueur rapidement au printemps , poursuit le directeur de l’UPM.

De ce qu'on entend, il y a encore une forte demande, à ce niveau-là, pour nos produits.

Martin Mallet, directeur général, Union des pêcheurs des Maritimes

On ne peut pas dire que les exportations sont revenues à la normale. Tout dépend du type de produit, souligne-t-il cependant. Le homard congelé, par exemple, a un bon preneur du côté asiatique , dit M. Mallet, mais il y aurait encore des défis pour la transformation de la viande de homard, à son avis.

Des dizaines de casiers à homards empilés sur des bateaux au quai un après-midi d'été.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les préparatifs au début de la saison de pêche au homard dans la zone 25, à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick, le 9 août 2020

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

La ressource sera au rendez-vous, mentionne Martin Mallet. On espère toujours avoir le meilleur prix possible pour notre produit, que l'on considère de très grande valeur pour nous et pour les gens à l'international.

Rencontré dimanche après-midi sur le quai à Cap-Pelé, le capitaine du Bédèche, Jean-Pierre Cormier, ne tenait rien pour acquis avant que les bateaux prennent la mer, mais, confiant, disait s'attendre à des prix raisonnables.

Un homme coiffé d'une casquette et vêtu d'un chandail rouge est près de l'eau. On voit plein de bateaux à l'arrière, au quai.

Jean-Pierre Cormier, capitaine du bateau de pêche Le Bédèche, rencontré le 9 août 2020 à Cap-Pelé, au Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

On va souhaiter un bon prix, une bonne pêche... puis la sécurité des pêcheurs. C'est ça, la première chose, a-t-il lancé.

L’an dernier, 17 millions de livres de homard ont été pêchées durant la pêche d’automne dans la zone 25.

Enthousiasme chez les pêcheurs insulaires

La saison qui commence inspire de l’optimisme au pêcheur Peter Hustler, à l’Île-du-Prince-Édouard. Les prix du homard ont chuté à 3,50 $ la livre lorsque la COVID-19 a entraîné la fermeture de restaurants plus tôt cette année. M. Hustler espère une remontée. Il dit croire que des prix de 4,50 ou de 5 $ sont possibles.

Les conditions du marché sont plus favorables pour cette pêche d’automne que pour celle du printemps dernier, reconnaît le directeur de l’association des transformateurs de fruits de mer de l’Île-du-Prince-Édouard, Jerry Gavin.

Les restrictions entraînées par la prévention de la COVID-19 rendaient difficile l’embauche de travailleurs dans les usines, mais ce n’est plus le cas, indique M. Gavin. Il ajoute que les ventes de homards vivants et congelés sont très bonnes aux États-Unis. Les ventes ont augmenté d’environ 25 %, précise-t-il.

Des bateaux de pêche chargés de casiers à homards, amarrés à un quai.

Tout était prêt pour que les pêcheurs de la zone 25 à l'Île-du-Prince-Édouard prennent la mer lundi matin, comme ci-dessus à Miminegash.

Photo : CBC/Travis Kingdon

Le président de l’association des pêcheurs du comté de Prince, Lee Knox, partage cet enthousiasme. Selon lui, des transformateurs ont dit que la demande pour le produit est bonne. Les pêcheurs sont heureux de prendre la mer, ajoute-t-il.

Une question préoccupe toutefois les pêcheurs. Il n’y a pas de maquereaux pour fabriquer des appâts frais, explique Peter Hustler. Il faut donc utiliser des produits congelés. Les pêcheurs se croisent les doigts en espérant que ces appâts attireront les homards dans leurs casiers, car ces crustacés aiment habituellement les appâts frais.

Avec les renseignements de Jean-Philippe Hughes et de Marie-Hélène Lange, de Radio-Canada, et de Travis Kingdon, de CBC

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