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Accès à Internet haute vitesse : des Drummondvillois s'impatientent

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Philippe Jean tient son téléphone cellulaire dans sa main.

Grégoire Clément déplore son accès limité à Internet.

Photo : Radio-Canada / Philippe Grenier

Radio-Canada

Dans le secteur de Saint-Joachim de Courval à Drummondville, des dizaines de résidents doivent s'armer de patience lorsqu'ils ouvrent leur fureteur. Dans les maisons, l'accès à Internet haute vitesse se fait encore attendre.

Le résident du secteur Éric Dupuis ne comprend pas pourquoi ses voisins et lui n'ont toujours pas accès à ce service essentiel.

Ils ont construit un hôpital en Chine en 10 jours, je ne peux pas croire qu'après trois ans, on n'ait pas un fil qui passe ici en avant et qu'on soit raccordés à Internet haute vitesse.

Éric Dupuis résident du secteur Saint-Joachim-de-Courval


En 2017, Québec et Ottawa promettaient aux citoyens de ce secteur de Drummondville un branchement à Internet haute vitesse par l'entremise de Cogeco connexion. Un investissement de plus d'un million de dollars. Toutefois, cette promesse tarde à se réaliser.


Éric Dupuis qui a deux entreprises, une érablière et une cédrière, qui font des ventes pas Internet. L'attente devient insoutenable pour les résidents qui n'ont jamais eu l'assurance qu'ils faisaient partie des foyers qui seront branchés.

Les cours à distance, difficiles sans la haute vitesse

L'absence d'une connexion fiable a des impacts sur les activités des résidents.


Grégoire Clément étudie à l'Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe. En pleine pandémie, il lui était très difficile de suivre ses cours à distance comme le faisaient les autres étudiants. 

Des fois, le professeur dit quelque chose et tu en comprends la moitié et tu ne peux pas le faire répéter quatre fois.

Grégoire Clément, étudiant


Les enfants de Luc Verrier ont aussi été désavantagés par l'absence de connexion à haute vitesse.Les cours, ils ne peuvent pas faire ça chez moi, ça fait que je ne les vois plus parce qu'ils sont à Montréal, ils sont à Québec, déplore-t-il.

Le résident Guy Châteauneuf a lui aussi écopé lorsque de nombreux Québécois ont été contraints d'adopter le télétravail.L'Internet était tellement lent que je ne pouvais pas faire aucune visioconférence, alors il fallait que je me rende à Drummondville, raconte le résident du secteur.

Une complexité sous-estimée

Selon Cogeco connexion, la lenteur du projet d'implantation d'Internet haute vitesse s’explique par sa complexité, quant à sa conception et son déploiement. L'entreprise espère que tous les foyers visés seront branchés d’ici le printemps 2021.

La plupart des fournisseurs Internet ont sous-estimé la complexité au niveau de la vitesse de déploiement. Il y a des milliers et des milliers de poteaux au Québec, précise le député d'Orford Gilles Bélanger.

En juillet dernier, le premier ministre François Legault a promis de connecter tous les Québécois à Internet haute vitesse d’ici deux ans. Malgré les retards, le gouvernement caquiste maintient le cap avec cette promesse.  

De nombreux résidents du secteur ont toutefois des doutes que ce projet soit réalisé selon l'échéancier. Moi je vais le croire quand le fil va rentrer dans la maison, avant ça, j'ai encore de la difficulté à le croire, conclut Éric Dupuis.

D'après le reportage de Philippe Grenier

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