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Des milliers de manifestants anti-Nétanyahou envahissent les rue de Jérusalem

Une foule dense de milliers de manifestants dans les rues le soir, portant des pancartes et des drapeaux.

Des milliers de personnes ont manifesté contre le premier ministre Benyamin Nétanyahou près de sa résidence officielle à Jérusalem le samedi 8 août.

Photo : AP / Ariel Schalit

Radio-Canada

Des milliers de manifestants ont envahi les rues avoisinant la résidence officielle du premier ministre Benyamin Nétanyahou au centre de Jérusalem, samedi soir, avec une vitalité renouvelée.

Les manifestations contre le leader israélien ont cours depuis des semaines et le mouvement ne montre aucun signe de ralentissement.

Des milliers d’Israéliens sont descendus dans les rues cet été pour réclamer la démission de Benyamin Nétanyahou, pour dénoncer sa gestion de la crise du coronavirus et le fait qu’il demeure au pouvoir pendant son procès pour corruption.

Des travailleurs autonomes dont les affaires ont été touchées par la crise économique ont aussi participé à la marche de samedi.

Alors que Nétanyahou a tenté de minimiser l’ampleur du mouvement, les manifestations ne font que prendre de la vigueur.

Samedi, les manifestants ont brandi des drapeaux israéliens, soufflé dans des trompettes et scandé des slogans contre le premier ministre. Certains tenaient des affiches disant Crime Minister [plutôt que prime minister] ou l’ont dit déconnecté de la réalité « out of touch ». Sur une grande banderole déployée sur un édifice avoisinant, on pouvait lire Balfour est entre nos mains, en référence au nom de la rue où habite Benyamin Nétanyahou.

Les manifestants l’accusent de corruption et disent que lui et le gouvernement de coalition du pays n’ont pas réussi à reconnaître la souffrance de ses citoyens.

Des médias israéliens ont estimé le nombre des manifestants à Jérusalem à 15 000. Un millier d’autres ont manifesté près de la maison de bord de mer du président, dans un quartier huppé de la ville portuaire de Caesaria. De plus petits rassemblements se sont aussi tenus sur des ponts et à des intersections à travers le pays.

Ces manifestations se sont déroulées sous haute surveillance policière, mais aucune violence n’a été rapportée dans ces manifestations bruyantes, mais ordonnées.

Une manifestante tient une pancarte sur laquelle on voir une photo de ET l'extraterrestre et sur laquelle est écrit «B.B. GO HOME».

Les manifestations contre le premier ministre ne faiblissent pas en Israël.

Photo : afp via getty images / AHMAD GHARABLI

Mauvaise gestion de la pandémie

Les manifestations contre Benyamin Nétanyahou sont les plus importantes que le pays a connues depuis celles de 2011 qui dénonçaient alors le coût de la vie trop élevé.

Plusieurs sont d’avis qu’après avoir agi rapidement pour contenir le nouveau coronavirus au printemps, Israël a rouvert son économie trop rapidement et ainsi provoqué une hausse des infections.

Le pays est maintenant aux prises avec des taux records de COVID-19 et une hausse du taux chômage, à plus de 20 %.

Plusieurs manifestants, dont plusieurs jeunes sans-emploi, accusent le premier ministre d’avoir mal géré la crise du coronavirus et la crise économique qui en a découlé.

Le parti de Benyamin Nétanyahou, le Likoud, a annoncé que la réunion hebdomadaire du cabinet de dimanche était annulée en raison de désaccords avec le chef de la coalition Bleu-blanc Benny Gantz. Les deux partis se querellent au sujet du budget national du pays; s’ils ne parviennent pas à un accord d'ici la fin du mois, des élections anticipées seront déclenchées.

Le Likoud et la coalition Bleu-blanc se sont affrontés à plusieurs reprises depuis qu’ils ont formé un gouvernement de coalition en mai. Alors que Benny Gantz défend les manifestants, Benyamin Nétanyahou les a qualifiés de gauchistes et d’anarchistes et a appelé à la violence contre eux.

Il a aussi accusé les médias locaux de donner de la force aux manifestations en leur donnant trop de visibilité.

Le fils de Benyamin Nétanyahou, Yair, a provoqué un tollé dans l’opinion publique cette semaine lorsqu’il a qualifié les manifestants d’extraterrestres. Samedi, plusieurs manifestants s’étaient déguisés en visiteurs de l’espace pour se moquer de cette déclaration.

Les manifestations sont largement pacifiques, mais il y a eu quelques signes de violence dans les dernières semaines. Certains manifestants ont affronté les policiers, les accusant d’utiliser la force de manière excessive. De petits groupes de partisans du premier ministre affiliés à un groupe d’extrême-droite ont agressé des manifestants. Les derniers rassemblements se sont toutefois déroulés sans incident.

Les manifestations, qui ont lieu plusieurs fois par semaine dans tout le pays, sont organisées par un réseau de groupes d’activistes, dont certains sont opposés à ce que le premier ministre demeure en poste durant son procès. Plusieurs manifestants brandissent un drapeau noir, en référence au nom d’un des mouvements anti-Nétanyahou.

Benyamin Nétanyahou fait face à des accusations de fraude, d’abus de confiance et d’avoir accepté des pots-de-vin dans une série de scandales.

Avec les informations de Associated Press

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