•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise au Liban : une rencontre virtuelle des donateurs, dimanche

Emmanuel Macron et Michel Aoun assis devant des drapeaux de leur pays.

Le président français Emmanuel Macron, qui a rencontré son homologue libanais Michel Aoun jeudi à Beyrouth, participera à la coordination de l'aide internationale apportée au Liban.

Photo : AP / Thibault Camus

Radio-Canada

L'activité diplomatique s'intensifie autour du Liban pour organiser le soutien international au pays sinistré, à la veille d'une conférence de donateurs.

Paris organise avec l'ONU, dimanche, une visioconférence des donateurs dans le cadre des efforts déployés pour mobiliser la communauté internationale à la suite de l'explosion.

Cette rencontre virtuelle est programmée deux jours après la visite historique du président français Emmanuel Macron, qui a critiqué sévèrement la classe politique libanaise.

Le président Michel Aoun, de plus en plus décrié, a dit clairement vendredi qu'il s'opposait à une enquête internationale, affirmant que l'explosion pourrait avoir été causée par la négligence ou par un missile.

Une vingtaine de fonctionnaires du port et des douanes ont été interpellés, selon des sources judiciaires et sécuritaires.

Des dizaines de manifestants dans une rue de Beyrouth, devant un mur de fumée causé par des gaz lacrymogènes.

Nombre de Libanais demandent des comptes à une classe politique dont ils dénoncent l'incurie et la corruption.

Photo : Reuters / THAIER AL-SUDANI

Solidarité internationale

Le président américain Donald Trump a annoncé qu'il y participerait. Tout le monde veut aider!, a-t-il écrit sur Twitter.

Le Liban est en plein naufrage économique, après avoir cessé de rembourser sa dette, et ses dirigeants ont été incapables de s'entendre sur un plan de sauvetage économique avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le président du Conseil européen, Charles Michel, est attendu samedi à Beyrouth, pour témoigner de la solidarité des Européens choqués et attristés. L'UE a déjà débloqué 33 millions d'euros.

Le chef de la Ligue arabe, Ahmad Aboul Gheit, ainsi que le vice-président turc Fuat Oktay et le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu se sont également rendus samedi à Beyrouth pour assurer les responsables libanais de leur soutien.

Plusieurs pays ont envoyé sans attendre du matériel médical et sanitaire, ainsi que des hôpitaux de campagne.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est en effet inquiétée de la saturation des hôpitaux déjà mis à mal par la pandémie de nouveau coronavirus, des pénuries de médicaments et d'équipements médicaux, réclamant 15 millions de dollars.

Alors que les responsables étrangers se succèdent et que l'aide internationale afflue, les dirigeants honnis du Liban tentent clairement de tirer avantage de la situation, estime l'analyste Nasser Yassin, de l'Institut Issam Fares.

La crainte est que les autorités tirent profit de ce désastre et de l'attention arabe et internationale pour se remettre à flot, analyse-t-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !