•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : une période difficile, mais source d'opportunités pour les entreprises

La rue des Forges, à Trois-Rivières.

Des entrepreneurs ont vu dans la crise des occasions d'affaires à saisir, selon le professeur Étienne St-Jean.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Même si les derniers temps ont été difficiles pour les entrepreneurs, plusieurs se disent optimistes face aux défis de la pandémie.

C'est la conclusion d'une étude du professeur de management à l’Université du Québec à Trois-Rivières Étienne St-Jean qui porte sur les impacts de la pandémie sur la gestion des PME et sur la santé psychologique des entrepreneurs.

Plus de la moitié des 636 entrepreneurs sondés ont connu une baisse de liquidités et ont dû s'endetter, mais près des deux tiers considèrent que la pandémie amène surtout des opportunités pour le développement de leur entreprise.

Plus 94 % des entrepreneurs nous ont dit avoir dû changer le mode de fonctionnement de leur entreprise. Passer en télétravail, changer complètement le mode de production, développer de nouveaux produits, certains ont dû fermer, donc beaucoup de changements, explique-t-il.

La plupart ont vu qu'il y avait aussi des occasions d'affaires à saisir. On a vu l'émergence de nouveaux produits et de nouvelles clientèles, qui n'étaient même pas imaginables avant la pandémie.

Étienne St-Jean, professeur à l'UQTR

Innovation et développement économique Trois-Rivières encourage les entreprises à pivoter leur modèle d'affaires pour mieux répondre à la réalité du marché en contexte de pandémie.

L'organisme offre un accompagnement aux entrepreneurs ainsi qu'une subvention à ceux qui souhaitent entamer un virage numérique.

Le Temps d'une Pinte fait partie des entreprises de ces entreprises parrainées. Au plus fort de la crise, 95 % de son chiffre d'affaires est parti en fumée, basé principalement sur les ventes en microbrasserie.

Ses gestionnaires ont vu l'opportunité de développer le réseau de distribution de bières.

On est passé de 2000 quelques vendues par mois dans certains points de vente vers 20 000, 30 000 canettes, avec les moyens du bord au début, raconte le copropriétaire, Alain Rivard. On a déposé un projet d'accompagnement et d'aide financière pour aller vers l'achat d'une encanneuse, qui devrait arriver dans les prochaines semaines.

Autre créneau, celui du café. Possédant les ressources nécessaires à la vente de café, Le Temps d'une Pinte mise également sur la distribution de café à bord d'un tricycle motorisé.

En bordure du Lac St-Pierre, le centre plein air Ville-Joie a lui aussi eu l'obligation de repenser son offre. La location de chalets en occupation multiple n'était plus possible en raison des consignes sanitaires.

Le site a décidé d'offrir un camp de jour cette année pour pallier au manque de place.

Le directeur général du site, Philippe Roy, continue de diversifier les revenus. L'endroit offre maintenant la location de mini-chalets nouvellement construits et proposera aux visiteurs du mini-golf et du disc-golf cet automne.

Santé psychologique fragile

Plusieurs entrepreneurs ont dû doubler les efforts pour assurer leur survie, parfois au détriment de leur santé psychologique.

L’étude démontre également que près de 40 % des entrepreneurs sont considérés épuisés professionnellement.

La difficulté d’atteindre un équilibre adéquat entre le travail et la vie personnelle est, selon l’étude, le plus grand défi dans la gestion de la santé psychologique. L’accès à un soutien émotionnel ainsi qu’à des ressources financières suffisantes est jugé par plusieurs comme inaccessible.

Un suivi sera fera fait tous les trois mois auprès des entrepreneurs.

Avec les informations de Jacob Côté

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !