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Les étudiants internationaux au Yukon ont de la difficulté à voyager et à revenir en cours

Le campus Aymdigut du Yukon College.

L'université à Whitehorse accueille habituellement 130 étudiants étrangers par an.

Photo : Radio-Canada / Paul Tukker

Radio-Canada

Plusieurs étudiants internationaux de l’Université du Yukon se retrouvent coincés par l'impossibilité de voyager pour rendre visite à leur famille quand d’autres attendent toujours leur permis d’étude pour venir étudier à la rentrée.

Andrea Bacchetta espérait passer deux semaines chez lui en Italie cet été, avant de revenir continuer ses études à l’Université du Yukon à Whitehorse. La COVID-19 l’a forcé à revoir ses plans.

Même si j’aurais pu aller en Italie, le problème aurait été pour revenir, je n’aurais pas pu, explique-t-il. En revenant, avec la période d’isolation, j’aurais manqué une grande période qui aurait été utile pour travailler.

Andrea Bacchetta a donc décidé de rester à Whitehorse. Une décision qui a été difficile alors que le manque de sa famille et de la nourriture de son pays se fait sentir. Il reste toutefois confiant d’avoir fait le bon choix.

Il y a des étudiants qui ont choisi de rentrer chez eux pour l’été et maintenant évidemment ils ont de la difficulté à revenir, affirme-t-il.

Les étudiants internationaux forment une grande partie des effectifs de l’Université du Yukon. Chaque année, ils sont près de 130, en provenance principalement de l’Inde et du Japon.

Toutefois, la gestionnaire du service de l’éducation internationale à l’Université du Yukon Yoshie Kumagae s’attend à moins d’étudiants internationaux cette année en raison de la pandémie. Elle indique que plusieurs étudiants potentiels qui sont actuellement à l’étranger sont toujours dans l’attente de leur permis d’étude de la part d’Ottawa.

Le processus d’approbation des permis d’étude est devenu très lent depuis la COVID-19 et plusieurs postulants n’ont pas encore reçu de décision. Les régulations actuelles du gouvernement fédéral ne permettront pas à ces nouveaux étudiants de rentrer au Canada, explique-t-elle.

Elle ajoute que plusieurs autres étudiants ont fait le choix de rester au Yukon quand d’autres sont dans d’autres provinces et territoires du Canada. À moins qu’ils ne soient en Colombie-Britannique, ces étudiants devront également s’isoler à leur arrivée au Yukon.

Antonio Nemenzo est l’un d’eux. Originaire des Philippines, il a étudié au Niagara College en Ontario. Il prévoit de suivre un cursus en administration commerciale à l’Université du Yukon cet automne.

Antonio Nemenzo pose devant un lac.

Antonio Nemenzo a décidé d'aller étudier au Yukon pour se rapprocher de sa famille.

Photo : Antonio Nemenzo

L’étudiant explique vouloir étudier au Yukon parce que sa sœur y vit et y travaille. Il avoue que l’isolement durant la pandémie lui a été difficile alors qu’il est loin de chez lui.

Yoshie Kumagae précise que l’université travaille à l’accueil de ces étudiants qui devront s’isoler.

Nous travaillons avec le gouvernement du Yukon, explique-t-elle. Nous demanderons aux étudiants de rester dans leurs logements désignés lorsqu’ils viendront.

Antonio Nemenzo n’y voit aucun problème et se dit excité de venir au Yukon tout en étant reconnaissant d’être au Canada jusqu’ici. La plupart de ces cours du premier trimestre seront tenus en ligne.

Ça va très certainement être encore de l’auto-enseignement, reconnaît-il. C’est un peu injuste que les frais de scolarité restent les mêmes, mais peu importe, tant qu’on a l'enseignement dont on a besoin. Je préférerai retourner en classe, voir d’autres étudiants et retrouver les sensations de la salle de cours.

La gestionnaire du service de l’éducation internationale à l’Université du Yukon indique que bien que les étudiants internationaux seront moins nombreux à la rentrée, l’institution reste enchantée de les accueillir.

Elle reconnaît toutefois que leur expérience sera un peu différente des autres années, notamment en raison de l’absence de nombreux évènements sociaux qui leur permettent habituellement un riche échange culturel.

Avec les informations de Dave White

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