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Une pénurie de foin à l’horizon pour le Nouveau-Brunswick?

Des ballots de foin dans un champ.

La province a déclaré qu’elle surveillait de près la situation.

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Morissette

Radio-Canada

Le manque de pluie pendant la période cruciale des cultures pourrait priver de nombreux agriculteurs du Nouveau-Brunswick de la quantité de foin dont ils ont besoin pour nourrir leurs troupeaux cet hiver.

Depuis 17 ans, Cederic MacLeod possède et exploite Local Valley Beef, une ferme de 350 acres à Centreville, au Nouveau-Brunswick. Il affirme n’avoir jamais vu une aussi mauvaise récolte de foin.

Les gens obtiennent entre 50 et 70 % de leur moyenne normale, a-t-il déclaré.

Cederic MacLeod explique que le mois de juin est le plus important pour la culture du foin et que le manque de pluie a eu une incidence sur sa croissance.

Il indique qu’il commence généralement au début de l’été à couper le foin, car celui-ci est normalement de meilleure qualité à cette période.

Le premier champ que nous avons coupé représentait environ un tiers de ce que nous aurions espéré normalement, et nous avons donc pris la décision de retarder la coupe de quelques semaines et de laisser le champ s’étoffer, raconte M. MaLeod.

Selon lui, il s’agit d’un sacrifice pour les agriculteurs, car à mesure que le foin mûrit, son rendement augmente et sa qualité diminue.

En conséquence, M. MacLeod déclare qu’il devra réduire son troupeau cet été, non seulement en raison du manque de foin pour l'hiver à venir, mais aussi parce que le foin dans les pâturages se fait rare.

Nous n’allons certainement pas agrandir le troupeau, confirme-t-il.

De la pluie maintenant, du foin plus tard

Lisa Ashworth, présidente de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick, confirme que l’été chaud et sec a eu des répercussions pour les agriculteurs de toute la province. Elle croit par contre que les récentes averses pourraient changer la donne.

Avec des pluies régulières maintenant et un beau mois de septembre, nous pourrions faire du foin et le stocker plus tard dans la saison, contrairement aux périodes précédentes, estime-t-elle.

Mais Lisa Ashworth souligne qu’il pourrait bel et bien être difficile pour les producteurs de compenser la différence qu’une meilleure première coupe aurait pu faire.

La plupart des producteurs ont généralement du foin supplémentaire stocké pour les urgences, ce qui n’est pas le cas présentement : de nombreuses granges sont vides.

Il sera possible d’acheter du foin, mais le prix pourrait augmenter.

Lisa Ashworth, présidente de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick.

Lisa Ashworth, présidente de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick.

Photo : Alliance agricole du Nouveau-Brunswick / fermenbfarm.ca

La province a déclaré qu’elle surveillait de près la situation. Le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches a indiqué que les régions du Nouveau-Brunswick ont été touchées à des degrés variables cette année. La situation est plus grave pour certaines.

Les conséquences et les réserves dans certaines régions ont été aggravés par d’autres phénomènes météorologiques antérieurs, notamment le temps sec dans les régions du nord en 2018 et la destruction des fourrages par l’hiver dans les régions du sud en 2019, a dit Nick Brown, un porte-parole du ministère, dans un courriel.

Il a ajouté que la province s’efforçait en ce moment d’analyser l’ensemble des répercussions afin de prendre les meilleures décisions pour l’avenir.

Avec les informations de Gail Harding, CBC

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