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Comment la Croix-Rouge fonctionne-t-elle à Beyrouth?

Trois secouristes transportent la femme sur une civière.

Des secouristes de la Croix-Rouge transportent une femme blessée après les explosions survenues dans le port de Beyrouth.

Photo : afp via getty images / Patrick Baz

Radio-Canada

La Croix-Rouge participe activement aux soins qui sont donnés actuellement aux habitants de Beyrouth blessés dans les colossales explosions survenues mardi dans le port de la ville. Violaine Desrosiers, présente au Liban depuis quelques années, est porte-parole de la Croix-Rouge canadienne dans le pays. Elle nous explique quel rôle y joue l’organisme international.

Quelles interventions la Croix-Rouge a-t-elle mises en œuvre depuis mardi?

La Croix-Rouge libanaise est un auxiliaire des pouvoirs en matière de santé publique au Liban. Pendant que les hôpitaux reçoivent les cas les plus graves, on utilise nos infrastructures pour les blessés plus légers, les ambulances notamment. On a 125 ambulances qui sont fonctionnelles en tout temps. Depuis hier, on a aussi déployé des unités mobiles, pour éviter que les gens se rendent dans les centres de santé ou dans les hôpitaux. Il y a encore des gens qui nécessitent des soins urgents; par contre, on voit quand même qu’on commence à prendre le dessus.

Quels sont vos besoins les plus criants sur le terrain?

Tout ce qui touche le matériel médical, l’équipement, les médicaments. Et le matériel de protection personnelle pour que les professionnels de la santé et les secouristes puissent se protéger de la COVID-19, parce que c’est encore ici bien présent et les cas sont en augmentation présentement. Et l’essence. C’est un des enjeux principaux en ce moment, pour faire rouler 125 ambulances. L’essence était déjà difficilement accessible avant cette tragédie, et en ce moment, les prix sont exorbitants.

Est-ce que les infrastructures de transport sont dans un assez bon état pour que vous puissiez recevoir du matériel facilement?

Oui, les aéroports sont encore fonctionnels. L’aéroport de Beyrouth continue à acheminer du matériel. D’ailleurs, on a reçu du matériel hier. Pour ce qui est de la disponibilité du matériel de protection contre la COVID-19, la Croix-Rouge intervient dans une centaine de pays à travers le monde, et donc on était déjà bien préparés. On avait déjà du matériel dans des entrepôts ici, mais aussi à l’extérieur, dans la région. Dans ce cas-ci, l’accessibilité du matériel n’est pas un problème. Le problème se trouve plus dans les coûts du transport de ce matériel, parce que ce n’était pas prévu qu’on ait à déployer autant de matériel rapidement.

Est-ce que la pandémie de COVID-19 va compliquer les soins dont la population a besoin?

Ce qui complique les soins dans les centres hospitaliers et dans les centres médicaux de la Croix-Rouge, c’est que les intervenants doivent porter tout un équipement de protection, avec la visière. Mais il faut que les médecins et les infirmières changent leur équipement après chaque patient. Avec une salle remplie de patients, c’est logistiquement très compliqué.

Que peuvent faire les Canadiens sans nouvelles de leur famille?

Ils peuvent faire appel à la Croix-Rouge, grâce au service de rétablissement des liens familiaux. Toutes les informations à ce sujet se trouvent sur le site Internet de la Croix-Rouge canadienne.

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