•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sénateurs francophones de l’ouest : une tradition, voire un droit

La salle du Sénat.

Il n'y a qu'une seule francophone de l'Ouest canadien au Sénat.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Des leaders communautaires appellent à la nomination de francophones de l’Ouest canadien au Sénat pour pouvoir les sièges vacants de la Saskatchewan, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Le Sénat est essentiel pour la francophonie minoritaire. Il est d’autant plus important d’assurer une représentation des francophones provenant des communautés en situation minoritaire. Sans aucun doute l’Ouest canadien a besoin plus d’une voix au sénat , a indiqué sur Twitter la Manitobaine Raymonde Gagné, l’unique sénatrice francophone de l’Ouest canadien.

Son appel aux nominations de francophones survient alors qu’Ottawa devra prochainement nommer des sénateurs pour deux sièges en Saskatchewan, un siège en Alberta, et un siège en Colombie-Britannique.

Quand on regarde l’Ouest canadien, on a plusieurs sièges qui sont vacants. Je pense que c’est important de jeter de la lumière sur le fait qu’il y aura, j’espère très bientôt, de nouvelles nominations et j’espère qu’on puisse nommer des francophones provenant de ces communautés-là , dit la sénatrice.

Il est important qu’on puisse avoir des voix francophones fortes au sénat sinon on risque de ne pas se faire entendre , soutient-elle.

Raymonde Gagné.

Raymonde Gagné est une des premières personnes nommées au Sénat selon le processus mis en place par le gouvernement de Justin Trudeau.

Photo : Radio-Canada

Pour Raymonde Gagné, l’une des premières sénatrices nommées dans la cadre du nouveau processus dit indépendant instauré par Justin Trudeau, les associations francophones doivent identifier et faire valoir des candidats afin de les porter à l’attention du comité de sélection.

C’est bien déjà de s’assurer qu’il y a des candidats forts provenant de communautés de langues officielles minoritaires, alors les associations, les organismes doivent encourager les gens à signaler leur intérêt, à déposer leurs demandes, pour ensuite avoir un droit de regard de la part du comité consultatif indépendant qui est responsable de proposer cinq noms au premier ministre, affirme-t-il.

Elle souhaite un jour qu’il y ait une voix francophone au Sénat pour chaque province du Canada.

Un déficit de représentation ressenti en Alberta

Raymonde Gagné affirme qu’il est regrettable que la sénatrice Claudette Tardif, qui a récemment pris sa retraite, n’ait pas été remplacée par un francophone. Les francophones de l’Alberta subissent maintenant un déficit de représentation, selon l’Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA).

C’est le constat de Pierre Asselin, membre de l’exécutif de l’ACFA. Il explique par exemple qu’un sénateur francophone pourrait aider la cause du Campus Saint-Jean, menacé de disparition.

L’ancienne sénatrice Claudette Tardif l’a mentionné récemment, ce serait très possible que le sénat puisse tenter de faire adopter une proposition pour venir en aide à la faculté Saint-Jean, affirme-t-il.

Pierre Asselin.

Pierre Asselin, membre du Conseil exécutif de l'ACFA pense qu'un sénateur francophone de l'Alberta pourrait aider la cause de la faculté Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Il note que les sénateurs francophones en situation minoritaire ont fait avancer des dossiers comme celui du recensement des personnes ayant droit à l’éducation francophone, et la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Nous n’avons pas toujours l’occasion d’avoir des représentants élus, des députés fédéraux qui peuvent nous représenter, particulièrement dans l’ouest , indique Pierre Asselin. La nomination de francophones par le passé a permis combler le déficit représentation des francophones .

On dirait que franchement c’est une tradition, qui est possiblement même un droit , poursuit-il.

Pierre Asselin convient que la nomination d’un francophone de l’ouest ne doit pas être en Alberta. Pour lui, le principal est que la personne ait une expertise en francophonie en situation minoritaire.

Nous sommes ouverts à un francophone de l’ouest, on pense que cela respecterait la tradition [...] ayant deux sièges vacants en Saskatchewan en particulier, il me semble que c’est un moment opportun pour nommer un sénateur francophone de l’ouest , conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !