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Explosion à Beyrouth : réactions nombreuses au sein de la diaspora libanaise trifluvienne

Un homme est derrière un comptoir dans un épicerie fine. Il porte un masque.

Le Trifluvien d’origine libanaise Ahmad Fawaz, est propriétaire du marché Al Farah.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après le choc de la nouvelle des explosions à Beyrouth au Liban, la colère monte au sein de la diaspora libanaise en Mauricie. Des ressortissants libanais trifluviens demandent des comptes aux autorités de leur pays d'origine.

Le Trifluvien d’origine libanaise Ahmad Fawaz, propriétaire du marché Al Farah, est sans nouvelles de certains de ses amis d'enfance depuis l'explosion et il est inquiet.

Il dénonce ce qu’il qualifie de laxisme de la part des dirigeants libanais dans l'entreposage des 2 700 tonnes de nitrate d'ammonium.

Un accident grand comme ça, la première chose, c’est qu’il faut que le gouvernement démissionne, affirme M. Fawaz. On parle d’au moins 200 personnes décédées. On ne sait même pas le nombre de personnes qui sont disparues. C’est plus de 4000 personnes blessées.

Une rue de Beyrouth sous les décombres

Provoquées mardi par des tonnes de nitrate d'ammonium à l'abandon au port de Beyrouth, les énormes explosions sont les pires vécues au Liban.

Photo : Reuters / STRINGER

Ahmad Fawaz estime que la décision du Canada d'envoyer de l'aide aux organismes humanitaires plutôt qu'au gouvernement libanais est justifiée afin de s'assurer que les sommes soient remises aux personnes qui en ont vraiment besoin.

Manifestations dans les rues

Georges Abdul-Nour est lui aussi d'origine libanaise. Le professeur à l'UQTR est convaincu que la nouvelle génération de jeunes travailleurs continuera à manifester son mécontentement par rapport au gouvernement actuel.

Les jeunes commencent à s’organiser pour dire, assez, c’est assez!

Georges Abdul-Nour, professeur au Département de génie industriel de l’UQTR et libanais d'origine

On a une jeune génération qui est bien éduquée, au Liban, presque chaque quartier a son université donc on a vraiment des jeunes qui sont bien éduqués qui ne trouvent pas de travail et qui voient comment les choses se passent, commente-t-il.

Ils voient que le secteur bancaire est dévalisé et il n’y a pas vraiment d’investissements faits dans l’économie pour faire rouler l’économie. [...] C’est cette génération-là qui est descendue dans la rue, conclut-il.

D'après un reportage de Pascale Langlois

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