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Les Libanais du Grand Moncton se recueillent

Les Libanais du Grand Moncton se sont rassemblés  le 7 août 2020 pour se recueillir à la suite des explosions de Beyrouth.

Les Libanais établis au Nouveau-Brunswick trouvent difficile d’être loin de leurs compatriotes et d'être impuissants à la suite de cette catastrophe.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Les Libanais de la grande région de Moncton se sont réunis vendredi, après ces deux puissantes explosions dans le port de Beyrouth qui ont fait au moins 150 morts et des milliers de blessés.

Avec la distance qui les sépare de leur lieu d’origine, ils sentaient qu’ils devaient se rassembler pour témoigner leur solidarité.

On veut leur signifier que même si on n'est pas physiquement là, on fait tout ce qu'on peut pour aider les gens là-bas, confie une Libanaise d'origine interrogée sur place.

Quand on a entendu ce qui est arrivé, ça nous a juste brisé le cœur, on a senti qu'on ne pouvait rien faire vraiment. Aujourd'hui c'est l'occasion de montrer qu'on peut faire quelque chose, ajoute une autre résidente de la région de Moncton.

Cette douleur vécue à travers le prisme de la distance n'est pas étrangère à Mélanie Gallant, une Acadienne de Dieppe qui agit à titre de porte-parole du Haut Commissariat (HCR) des Nations unies à Ottawa.

En plus d'être marié à un Libanais natif de Beyrouth, Mme Gallant est amenée à œuvrer directement avec le Liban dans le cadre de son travail, afin de travailler avec les communautés qui accueillent les réfugiés.

Mélanie Gallant, porte-parole du Haut Commissariat (HCR) des Nations unies à Ottawa.

Mélanie Gallant, porte-parole du Haut Commissariat (HCR) des Nations unies à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Le Liban est un pays d’accueil de réfugiés important, rappelle-t-elle. Plus du quart de la population du Liban, ce sont des réfugiés. On parle d’un million de réfugiés, la plupart venant de la Syrie, mais aussi d’autres pays qui connaissent des conflits.

Mais cette fois, ce sont les Libanais établis qui se retrouvent à la rue. Des centaines de milliers de personnes se sont retrouvées sans-abri du jour au lendemain.

L'aide est pressante. Il faut vraiment venir en aide tout de suite pour sauver des vies.

Mélanie Gallant, porte-parole du HRC

L’aide est nécessaire à court terme pour sauver des vies, fait-elle valoir, mais aussi à moyen et à long terme pour la reconstruction et la réparation de logements.

Des gens se rassemblent pour écouter un discours à l'extérieur.

Des discours de solidarité ont été prononcés à Moncton pour souligner la tragédie qui a dévasté Beyrouth.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

La meilleure chose qu’un Acadien peut faire dans ces moments, c'est de donner de l’argent à des organisations qui œuvrent directement sur le terrain pour venir en aide aux gens. Ces organisations qui sont sur le terrain vont être capables de venir en aide de la façon la plus efficace, faire l’approvisionnement de nourriture, de fourniture, d’équipements , explique-t-elle.

À l’occasion de ce rassemblement à Moncton, le drapeau libanais a été mis en berne et des discours ont été prononcés.

Une collecte de fonds a aussi été lancée. L’association libanaise de Moncton n’a pas encore décidé à quel organisme elle donnera cet argent.

Avec les informations de Wildinette Paul

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