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Rentrée scolaire : le port du masque recommandé dès 10 ans dans les écoles

Des enfants portent un masque.

L'Agence de la santé publique du Canada recommande le port du masque à l'école dès l'âge de 10 ans.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'Agence de la santé publique du Canada recommande le port du masque dès l’âge de 10 ans dans les écoles, en ciblant une population « qui peut transmettre le coronavirus comme les adultes ». Cette directive, publiée à quelques semaines de la rentrée scolaire, n’exclut pas des ajustements ultérieurs en fonction de l’évolution des risques sanitaires liés à la COVID-19.

Sans être obligatoire, le masque s’impose donc de plus en plus dans l’équation afin de permettre un retour en classe physique, alors que planent toujours les inquiétudes liées aux contaminations virales.

Dans la mesure du possible, les écoles devraient envisager une politique qui recommande l'utilisation des masques non médicaux (MNM) en fonction du niveau scolaire ou du groupe de classes, a indiqué la santé publique fédérale, vendredi, en publiant une série de directives à l’intention des écoles (Nouvelle fenêtre).

L'Agence de la santé publique du Canada conseille également aux parents ou aux tuteurs de fournir un masque supplémentaire à l’enfant, afin qu’il puisse remplacer le masque non médical souillé ou humide.

Elle prévoit également que certains enfants porteront un masque dans des écoles qui n'adopteront aucune politique particulière à ce sujet, et insiste sur l’importance de prévenir l’intimidation qui en résulterait.

Le personnel et les bénévoles doivent surveiller et traiter toute discrimination ou intimidation associée à cette pratique (peu importe que ce soit les personnes qui portent un masque qui soient stigmatisées ou celles qui n'en portent pas) et comment cela peut amplifier la discrimination ou l'intimidation due à d'autres facteurs tels que les différences de sexe, d'origine ethnique ou de capacité, signalent les autorités sanitaires.

Ces préconisations ne se substituent cependant pas aux mesures imposées par les provinces ou les villes, note la santé publique du Canada : Certaines provinces, territoires ou municipalités peuvent avoir des politiques obligatoires en matière de masques dans la collectivité, et les écoles doivent veiller à ce que leurs politiques en matière de MNM s'alignent sur celles de leur administration.

L'annonce de l'Agence de la santé publique du Canada survient à quelques jours du dépôt, au Québec, d'un plan fort attendu pour la rentrée scolaire. Tout porte à croire que le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, annoncera que le port du masque sera obligatoire au secondaire, mais pas au primaire.

En point de presse, vendredi, le directeur de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a évoqué une annonce prochaine en cohérence avec la situation, sans toutefois préciser si le masque sera obligatoire chez les élèves.

L'Ontario et l'Alberta ont déjà annoncé qu'ils imposeront le port du masque aux élèves dès la quatrième année du primaire.

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a également détaillé son plan de retour en classe : obligation pour les élèves de porter un masque quand il est impossible de suivre les consignes d’éloignement physique, par exemple dans les couloirs pour accéder à la salle de bain ou dans l'autobus. Les enseignants et le personnel scolaire devront également porter des écrans faciaux.

Des provinces privilégient d'autres mesures

La Colombie-Britannique a écarté le port du masque en classe et préfère se concentrer sur d’autres mesures pour limiter les contacts entre les élèves et prévenir la propagation du virus. Plus de 20 000 parents ont signé une pétition pour que le retour en classe en septembre soit facultatif. Les parents craignent que la distanciation physique soit impossible à l’école.

Mardi après-midi, la Saskatchewan n'a pas rendu, elle non plus, le masque obligatoire dans ses écoles, mais la situation pourrait changer en fonction des discussions avec les professionnels de la santé publique et de l'évolution de la pandémie, a indiqué le ministère de l’Éducation. Plusieurs manifestations de parents d'élèves ont eu lieu vendredi, aux quatre coins de la province, pour réclamer cette obligation.

Pour l’instant, les écoles manitobaines échappent également à l’obligation du couvre-visage. Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, laisse toutefois entendre que cette décision pourrait être renversée à tout moment. La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) encourage le personnel et les élèves qui le veulent à apporter le leur à l’école.

À l'Île-du-Prince-Édouard, les masques non médicaux sont recommandés pour les élèves de la maternelle à la 6e année, et fortement recommandés pour les élèves de la 7e à la 12 année à l'intérieur des écoles, lorsque l'éloignement physique ne sera pas possible. Dans les salles de classe, la décision de porter un masque sera laissée à la discrétion de l'enseignant.

Au Nouveau-Brunswick, le plan de retour en classe du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance ne mentionne pas le recours au masque; il évoque plutôt des groupes d’élèves réduits pour favoriser la distanciation physique de même qu'un système de rotation des jours de classe.

Avec les informations de La Presse canadienne

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