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Contrer le racisme systémique nécessite d’abord un effort personnel, dit un consultant

Une vue du centre-ville de Winnipeg et du Musée canadien pour les droits de la personne.

Mamadou Ka souligne que. dans les institutions, comme le Musée pour les droits de la personne de Winnipeg, chacun doit accepter de réfléchir sur lui-même, sur ses actions et au besoin les remettre en question.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Mettre fin au racisme systémique dans un établissement comme le Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg, passe par des ateliers de formations axés sur l’élimination des préjugés inconscients. C'est ce que pense le consultant en gestion de la diversité Mamadou Ka. Cependant, il précise que cet exercice n’est productif que lorsque tous les employés, en particulier ceux en position d’autorité, font preuve de bonne volonté.

Le rapport externe, commandé par le Musée dans la foulée des allégations de racisme en son sein de et rendu public cette semaine, concluait à un racisme omniprésent et systémique.

Mamadou Ka, qui offre également des formations en compétences culturelles, en lutte contre le racisme et en communication interculturelle, indique que beaucoup de personnes dans la société, de manière générale, et dans les établissements comme le Musée ont souvent du mal à accepter qu’elles ont des préjugés inconscients.

La première étape dans les formations consiste à expliquer aux participants la notion de préjugés inconscients, tout en leur faisant comprendre son caractère subtil et ses conséquences sur les personnes qui en sont victimes. Tout le monde a des préjugés inconscients, dit le spécialiste, en soulignant que, parfois, ils font partie de l’éducation qu’on a reçue.

Nous grandissons avec des croyances sociales et avons tendance à classer les gens dans des catégories, dit-il. Ces croyances qui génèrent des préjugés inconscients se manifestent plus souvent au moment où l’on s'y attend le moins, à des moments de stress.

Mamadou Ka debout dans un parc.

Mamadou Ka souligne que, lorsqu’on a pris conscience de ses préjugés, l'étape suivante consiste à passer à l’action. Que ce soit au travail ou ailleurs, il faut agir pour que les choses changent, conclut-il.

Photo : Radio-Canada

M. Ka souligne que dans les milieux de travail tout comme dans la société, chacun doit accepter de réfléchir sur lui-même, sur ses actions et au besoin les remettre en question. Les personnes qui sont privilégiées doivent le reconnaître, afin de réellement éliminer leurs préjugés. Le consultant raconte que, la plupart du temps lors de ses formations, les personnes qui affirment ne pas être privilégiées le sont en réalité, mais l’ignorent.

Vous devez savoir que, dans le contexte canadien, si vous êtes une personne blanche, vous avez toujours le privilège. Si vous êtes socialisé dans la majorité, vous percevez les autres personnes qui vous ressemblent plus positivement qu’une minorité visible. Alors, vous prenez une décision qui n’aide pas une minorité visible, analyse-t-il.

Mamadou Ka souligne que lorsqu’on a pris conscience de ses préjugés, l'étape suivante consiste à passer à l’action. Que ce soit au travail ou ailleurs, il faut agir pour que les choses changent , conclut-il.

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