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Détecter le coronavirus rapidement avec la salive

On voit la bouche ouverte d'une femme et un coton-tige inséré à l'intérieur.

Un échantillon est prélevé dans la bouche d'une patiente.

Photo : iStock / Galina Sandalova

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université Yale, aux États-Unis, déclarent avoir développé un test rapide et efficace pour dépister le coronavirus dans la salive des patients.

Le test SalivaDirect détecte la présence de l'ARN (le matériel génétique du virus) du SRAS-CoV-2 dans la salive.

Lors de comparaisons (Nouvelle fenêtre) avec les prélèvements naso-pharyngés courants, ce test a correctement identifié 32 des 34 échantillons positifs et 30 des 33 échantillons négatifs.

Les chercheurs font valoir que ce test est moins invasif que les prélèvements naso-pharyngés, qu'il ne requiert pas l'intervention d'un expert médical et qu'il ne nécessite aucun des produits chimiques habituellement utilisés pour extraire et stocker l'ARN.

Ils estiment que chaque test coûterait moins de 5 $ US et demandent à la Food and Drug Administration des États-Unis de leur accorder une autorisation d'urgence.

Des tests utilisant la salive en cours de développement au Canada

Plus tôt cet été, des chercheurs de la Saskatchewan ont annoncé plancher sur un test de détection du SRAS-CoV-2 par la salive, qui donnerait un résultat en quelques minutes seulement. 

Ce test, développé par l’Université de la Saskatchewan et l’Université de Regina, vise à détecter les protéines et les peptides du SRAS-CoV-2 dans la salive. Il pourrait être accessible d’ici le mois de mars 2021, selon les chercheurs.

Pour leur part, des chercheurs britanno-colombiens basés à Kelowna disaient au printemps travailler à créer un test de détection par la salive qui lui aussi ne prendrait que quelques minutes.

Le test utiliserait des molécules qui se fixent à la protéine S (spike protein) à la surface du virus afin de le détecter. Ils pensent pouvoir le mettre au point d'ici la fin de l'année.

L’Université de Victoria et la compagnie ImmunoPrecise Antibodies essaient également de créer un test utilisant la salive, grâce à une technologie conçue pour détecter le virus Zika.

Un échantillon de salive serait placé sur une mince bande, qui changerait de couleur lorsque le virus serait détecté. Les chercheurs espèrent eux aussi que leur test sera prêt d’ici la fin de 2020.

Avec les informations de La Presse canadienne

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