•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le coronavirus poursuit sa meurtrière progression dans le monde

On peut voir sur cette photo cinq personnes qui attendent de se faire dépister.

Des résidents de l’État d’Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, attendent de se faire dépister. Le nombre de cas de COVID-19 dans ce pays a dépassé les deux millions vendredi.

Photo : afp via getty images / Sanjay Kanojia

Agence France-Presse

La COVID-19 a poursuivi vendredi sa progression meurtrière dans le monde et a poussé de nombreux pays à durcir leurs mesures sanitaires, dans l'attente d'un traitement ou d'un vaccin.

La pandémie a fait au moins 715 343 morts sur la planète depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles vendredi en matinée.

Plus de 19 133 340 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires, dont au moins 11 319 300 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Les États-Unis ont enregistré, jeudi, 2060 nouveaux décès liés au virus, un sombre bilan journalier qu'ils n'avaient pas atteint depuis trois mois, selon l'Université Johns Hopkins. Ce rebond porte à plus de 160 000 le nombre total de morts de la COVID-19 dans le pays, de loin le plus touché au monde devant le Brésil.

Deux millions de cas en Inde

L'Inde, trois semaines seulement après avoir enregistré un million de cas officiels, a franchi vendredi le cap des deux millions de cas déclarés.

Si l'épidémie avait auparavant pour principaux épicentres les mégapoles de New Delhi et Bombay, la maladie commence désormais à flamber dans des régions moins denses et plus étendues.

Pour l'experte de santé Preeti Kumar, la raison probable de la recrudescence de cas à l'extérieur des grandes villes réside dans le retour au bercail des travailleurs migrants. Des millions d'entre eux se sont retrouvés sans emploi lors de l'instauration d'un brutal confinement national en Inde fin mars.

Nous voyons les cas augmenter particulièrement dans des États comme le Bihar et l'Uttar Pradesh, régions du nord dont sont originaires nombre de travailleurs migrants gagnant habituellement leur vie dans les grandes villes, explique-t-elle à l'AFP.

Avec des systèmes de santé plus pauvres dans ces États sous-développés, la flambée épidémique va être un défi, dit-elle.

Recrudescence des cas en Espagne

Des policiers masqués arrêtent des voitures.

Des policiers effectuent des contrôles routiers à Arranda de Duero, près de Burgos, en Espagne. Cette ville a été mise en quarantaine pour deux semaines.

Photo : afp via getty images / Cesar Manso

L'Espagne, où des quarantaines locales sont imposées notamment au Pays basque, en Catalogne et en Aragon, a ajouté vendredi à la liste la ville d'Aranda de Duero, 32 000 habitants, à 150 km au nord de Madrid.

Des contrôles de police ont été installés aux abords de la ville, qui restera sous cloche pendant au moins deux semaines.

Tout est très tranquille, on a un peu peur bien sûr. Certains magasins sont fermés, mais finalement ça ressemble presque à une journée normale. On voit bien qu'on a un petit coup au moral parce qu'on ne sait pas ce qu'il va se passer

Maria José Fernandez, vendeuse de vêtements

Des éclosions dans des écoles en Allemagne

En Allemagne, deux écoles du nord du pays ont dû fermer leurs portes après l'apparition de cas d'infection par la COVID-19, quelques jours seulement après la rentrée des classes.

Dans la petite commune balnéaire de Graal-Müritz, la centaine d'enfants de l'école primaire et le corps enseignant ont été renvoyés chez eux pour deux semaines de quarantaine après qu'un élève eut été déclaré positif au nouveau coronavirus.

Un employé municipal, masqué, désinfecte une voiture qui circule dans une rue de la ville d'Alep, au nord de la Syrie.

Un employé municipal désinfecte les voitures qui circulent dans la ville d'Alep, au nord de la Syrie.

Photo : afp via getty images

En Syrie, le doyen de la faculté de médecine de Damas, Noubough al-Awa, évoque une situation épidémique terrifiante, et explique que de nombreux citoyens se rendent dans les hôpitaux publics, mais malheureusement toutes les chambres sont pleines.

Une protéine responsable de l’aggravation de la COVID-19?

Sur le front de la recherche, des chercheurs français ont découvert qu'une protéine produite par l'organisme dans un contexte d'inflammation pourrait jouer un rôle important dans les formes graves de COVID-19, et le fait de la cibler pourrait aider à lutter contre l'aggravation de la maladie.

Selon ces travaux, publiés dans la revue Cell, on relève un taux très élevé – 100 à 1000 fois plus que la normale – de cette protéine, la calprotectine, chez les patients atteints d'une forme sévère de COVID-19.

Nos résultats suggèrent que la calprotectine pourrait être responsable de l'aggravation de la COVID-19, estime l'auteur principal de l'étude, le chercheur en immunologie Aymeric Silvin.

Dans le laboratoire de recherche du vaccin contre la COVID-19 de la compagnie Arcturus, à San Diego

De nombreux travaux à travers le monde cherchent à mieux comprendre les mécanismes de l'orage cytokinique, une réaction inflammatoire incontrôlée, excessive et souvent mortelle mise en cause dans les formes graves de la COVID-19.

Photo : Reuters / Bing Guan

Aux États-Unis, un chercheur renommé a estimé qu'il sera impossible de connaître l'efficacité véritable d'un vaccin sans des essais cliniques poussés auprès des personnes âgées et de couleur.

Selon le Dr David Diemert, qui supervise les essais cliniques pour le laboratoire Moderna, cette question est cruciale, tant la COVID-19 affecte de façon disproportionnée ces groupes de population.

Selon les données fédérales américaines, le virus tue deux fois plus les personnes noires et latinos que les personnes blanches. Les individus de plus de 65 ans représentent 80 % des décès.

D'ici la fin de cette semaine, le Dr Diemert, spécialiste des maladies infectieuses à l'Université George Washington, commencera à recruter 500 bénévoles pour l'essai clinique qu'il conduit, une étape qui durera deux mois.

Nous cherchons des personnes qui sont davantage susceptibles de développer une infection à la COVID avec des symptômes, donc des personnes plus âgées, et des personnes de couleur, dit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !