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Des milliers de vaccins contre la rage largués par avion en Montérégie

Des gens se tiennent devant un avion en arrière plan et un chandail avec l'indication ''rage du raton'' est en premier plan.

Des avions vont distribuer 175 000 appâts vaccinaux contre la rage en Montérégie.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Des vaccins contre la rage vont carrément tomber du ciel sur 32 municipalités de la Montérégie vendredi et samedi. L’opération est organisée dans le cadre d’une campagne de vaccination par voie aérienne orchestrée par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Le vaccin parachuté des airs sur un territoire 1400 kilomètres carrés est en fait une petite pochette couleur camouflage contenant le liquide vaccinal.

Souvent on le compare à un ravioli ou à un petit sachet de ketchup verdâtre […] la pochette est recouverte d’une substance cireuse odorante qui sent la guimauve ou la vanille. Les animaux vont tout simplement croquer le vaccin et vont développer une immunité contre la rage, a expliqué la biologiste Marianne Gagnier, qui est aussi coordonnatrice provinciale à la vaccination au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Ce produit-là est sécuritaire pour l’environnement, pour les animaux domestiques et aussi l’humain, a spécifié la biologiste.

Les ratons laveurs, les moufettes et les renards sont les trois espèces concernées par cette campagne de vaccination, qui est organisée de façon préventive.

Ça fait plusieurs années qu’on fait ces interventions. On les fait en prévention maintenant comme on n’a plus de cas de rage du raton laveur au Québec et chez les animaux depuis 2015. C’est vraiment pour protéger la santé du public, a indiqué la biologiste.

Le territoire visé pour l’intervention longe la frontière américaine, entre Saint-Bernard-de-Lacolle et Dundee.

Chaque année on revoit le plan en fonction des risques de la situation épidémiologique du côté de la frontière aux États-Unis où il y a des cas rapportés tous les ans à moins de 100 kilomètres. Pour nous cette année c’est le secteur qui est à haut risque, a dit Marianne Gagnier.  

Le ministère demande d’ailleurs la collaboration du public pour signaler tout animal blessé, malade, mort ou avec un comportement étrange. Il sera testé s’il répond à nos critères pour s’assurer que la rage n’est pas de retour au Québec, a révélé Mme Gagnier.

La biologiste a tenu à rappeler les dangers de la rage chez les humains.

C’est une maladie mortelle dans 100 % des cas, c’est fatal en tout temps quand les symptômes apparaissent. Par contre il peut s’écouler, plusieurs jours, plusieurs semaines voire des mois avant que les symptômes apparaissent autant chez l’animal que chez l’humain, ça dépend toujours où le contact a eu lieu. C’est pour ça qu’on rappelle aux gens de ne pas approcher la faune et de ne pas nourrir les animaux.

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