•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les cours de danse à l'école en péril

Des enfants dansent dans un studio

Tout comme la musique, la danse fait partie du Programme de formation de l’école québécoise

Photo : Radio-Canada / Isabelle Robichaud

Félix Morrissette-Beaulieu

Des enseignants spécialisés en danse et des centres de diffusion s’inquiètent de la place de cet art dans l'offre de cours à option lors de la prochaine rentrée scolaire.

La place de la danse est déjà précaire, lance Marie-Josée Trottier, enseignante en danse au niveau primaire et secondaire.

Tout comme la musique, la danse fait partie du Programme de formation de l’école québécoise. Or, le nombre d’écoles qui offrent des cours est déjà faible, selon Mme Trottier.

Les bulles, qui prévoient que les jeunes demeurent constamment au sein d’un même groupe, pourraient compliquer l'accès à certains cours. La question de la disponibilité des locaux, dont la danse est tributaire, inquiète aussi les enseignants.

C’est certain qu’on appréhende la situation. Il y a certaines écoles qui ont décidé, par rapport aux bulles, que c’était trop complexe. Ils ont carrément décidé d’enlever la danse, comme certains sports-études.

Bien qu’elle comprenne les défis de la rentrée, la danse à l’école peut facilement se faire sans contact et les solutions sont là, selon elle.

Est-ce qu’on peut travailler à deux groupes en même temps? Est-ce qu’on peut briser les bulles en faisant circuler les étudiants de façon sécuritaire? se questionne l’enseignante.

L’importance des cours à options

L’enseignante pense que pour certains, l’école représente le premier, sinon le seul contact avec la danse. Pour bon nombre d'étudiants, c’est une façon de se raccrocher à l’école.

C’est les enfants qui nous préoccupent, c’est les ados. On sait que sans ces cours-là, sans des projets pédagogiques particuliers, le sport, l’art, la danse, il y en a qu’on perd parce qu’ils ont déjà des équilibres précaires dans le contexte actuel.

Marie-Josée Trottier, enseignante en danse

Il faut vraiment y penser deux fois avant de dire que cette année, il n’y aura pas de danse parce que c’est plus simple, prévient-elle.

Aller vers les étudiants?

Le centre de diffusion en danse contemporaine La Rotonde, à Québec, s’inquiète aussi de la place de la danse à la prochaine rentrée.

Habituellement, le centre va à la rencontre des étudiants dans le cadre d’ateliers avant qu'ils puissent assister, en salle, à un spectacle de danse. Pour certain d'entre eux, il s’agit de leur seul contact avec le monde de la danse.

Bâtiment Maison pour la danse

La Rotonde, située dans la Maison pour la danse, à Québec.

Photo : Radio-Canada / Maxime Daigle

On se garde toujours une petite option dans notre petite poche d’en arrière, mais rien ne dit que présenter des spectacles avec étudiants en salle, ça va être possible, concède la directrice de la Rotonde, Marie Hélène Julien.

Elle réfléchit à la possibilité d’aller présenter des spectacles dans les écoles. Elle doit toutefois discuter avec les Centres de services scolaires pour sonder leur intérêt.

C’est pour la sensibilisation des jeunes, à l’art, à la culture en général et pour en faire de bons citoyens, au même titre que la sensibilisation à d’autres sujets qui font partie de la vie quotidienne, dit Mme Julien.

Le ministère de l’Éducation dévoilera la semaine prochaine un plan actualisé de la rentrée scolaire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !