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Un narval parmi les bélugas à Tadoussac

Un narval sort sa tête et sa corne de l'eau.

Le narval photographié à partir de la rive.

Photo : Laurence Tremblay, GREMM

Radio-Canada

Un jeune narval séparé de ses congénères se promène dans les eaux du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. Il s’y est même trouvé de nouveaux compagnons : un troupeau de bélugas.

Le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) de Tadoussac a pu confirmer qu’il s’agit du même narval qui est observé depuis 2016. Il a l’air d’avoir adopté le Saint-Laurent comme terre d’accueil, avance Marie-Ève Muller, responsable des communications et de la philanthropie au GREMM.

Les chercheurs peuvent l’identifier grâce à l’agencement unique des taches que le mammifère porte sur son dos.

Selon Mme Muller, qui est aussi rédactrice en chef du site web Baleines en direct, le narval pourrait possiblement être observé aussi à partir de la rive sud du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, comme à Rivière-du-Loup ou à Cacouna.

Le GREMM ne peut cependant pas déterminer avec certitude ce qui a amené l’animal dans les eaux de Tadoussac. Les jeunes mammifères marins explorent parfois de nouveaux territoires, explique Marie-Ève Muller, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

À l'aise parmi les bélugas

Ce narval-là a été chanceux. Il a trouvé ses cousins de la famille des monodontidae […] dans laquelle il y a seulement deux espèces, les narvals et les bélugas, souligne Mme Muller.

Selon les observations du GREMM, le groupe de bélugas semble heureux d’accueillir le narval, qui s’y comporte normalement.

On le voit interagir avec les bélugas, il a souvent beaucoup de proximité, indique Marie-Ève Muller.

Un couple sur les rochers contemple l'embouchure du fjord du Saguenay

Il est possible d'observer les mammifères marins tout en restant sur les rives du Saint-Laurent, affirme le GREMM (archives).

Photo : Radio-Canada / Myriam Fimbry

Le GREMM se demande si l'animal restera à long terme dans la région de Tadoussac et se questionne même sur la possibilité d’une reproduction hybride entre le narval mâle et une femelle béluga.

Ce n’est pas impossible, avance Mme Muller, qui explique qu’un cas confirmé de reproduction hybride existe chez les monodontidae, cette fois entre une femelle narval et un mâle béluga, au Groenland.

L’observation de bélugas dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent est soumise à des règles strictes pour la protection de l’espèce. Il est notamment interdit de s’approcher à moins de 400 mètres d’un béluga. Selon le GREMM, il est tout à fait possible d'observer les bélugas – et de leur compagnon narval – depuis la rive.

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