•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les organismes de santé communautaire auront un accès direct aux masques de l'Ontario

Deux jeunes hommes portant un masque de protection.

La pénurie d'équipement signifie que certains organismes craignent de ne plus pouvoir offrir leurs services. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Les organismes de santé communautaire et les prestataires de soins primaires pouront avoir un accès direct aux réserves d’équipement de protection personnel (EPI) du gouvernement de l’Ontario, a appris Radio-Canada. Auparavant, ils devaient d'abord tenter d'en obtenir par les chaînes d'approvisionnement traditionnelles.

Il s'agit d'une petite victoire pour l’Alliance pour des communautés en santé, un organisme regroupant plusieurs prestataires de soins de santé primaires en Ontario, qui a longtemps réclamé une telle mesure.

La porte-parole Meghan Perrin soutient qu’il était difficile, voire impossible pour ses membres d’obtenir de l’EPI sur un marché mondial secoué par des pénuries d'équipement. Comme plus petite agence, c’est très difficile d’être compétitif dans un marché quand il faut que tu achètes en grande quantité, explique Mme Perrin.

Beaucoup de nos membres travaillent avec les clients les plus vulnérables de la province, comme les sans-abri et les personnes avec de faibles revenus. [...] Et malgré le fait que les centres de santé communautaire n’ont jamais fermé leurs portes, ils n’ont pas été priorisés par le gouvernement [pour l’EPI].

Meghan Perrin, porte-parole de l’Alliance pour des communautés en santé

Même si les centres de santé communautaires avaient déjà accès aux réserves provinciales en cas de crise ou de pénurie, Mme Perrin estime qu’une source d’approvisionnement d’EPI stable leur permettra de mieux planifier leur offre de services.

Ceux qui vont rencontrer les gens dans la rue et qui ont une pénurie, ils ne peuvent plus offrir leurs services. Certains avaient peur de devoir fermer leurs portes s’ils n’avaient pas accès à de l’EPI [assez rapidement], explique-t-elle.

Deux personnes en situation d'itinérance sur le trottoir.

Les organismes de soins de santé communautaires offrent souvent des services aux populations vulnérables.

Photo : Radio-Canada / Trevor Pritchard

Délais

Questionné sur les délais auxquels ont dû faire face les prestataires de soins primaires et communautaires, Christian Hasse, porte-parole du ministère de la Santé, répond par courriel que l'approvisionnement d'EPI est maintenant plus aisé qu'au début de la pandémie. C'est pourquoi le gouvernement peut maintenant élargir l'accès à sa réserve d'équipement.

Ainsi, le ministère soutient reconnaître les défis spécifiques que de nombreux prestataires des secteurs de la santé communautaire et des soins primaires ont dû relever pour s'approvisionner en EPI dans un marché mondial hautement concurrentiel.

Le but de ce changement de politique est de soutenir les prestataires de soins de santé et de soins primaires communautaires dans leurs besoins de réouverture et leurs efforts de planification.

Christian Hasse, porte-parole du ministère de la Santé, par courriel

Un document interne obtenu par Radio-Canada stipule qu'il s'agit d'une mesure de transition, sans qu'une prochaine étape ne soit spécifiée.

Planifier la suite

L’Alliance pour des communautés en santé espère maintenant que les centres de santé ayant dû débourser des sommes supplémentaires pour acquérir de l’EPI pourront être remboursés.

Le directeur général du Centre de santé communautaire de Sudbury, Denis Constantineau, ne fait pas partie de ceux ayant eu à craindre une pénurie d’EPI.

Son établissement a toutefois dû débourser pour soutenir la popularité croissante des soins de télémédecine. On a dû faire des achats. [...] On a dû équiper tous nos ordinateurs de caméras et de micros, explique-t-il.

C’est clair qu’on n’a pas tout ce qu’il nous faut. On a pas équipé tout le monde, on a quand même des moyens limités. On espère qu'il va y avoir du financement pour nous permettre de finaliser cette installation-là.

Denis Constantineau, directeur général du Centre de santé communautaire de Sudbury
Denis Constantineau est directeur général au centre de santé communautaire du Grand Sudbury.

Denis Constantineau est directeur général au centre de santé communautaire du Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Il soutient que ses employés et ses clients apprécient les nouvelles possibilités qu'offrent les soins de santé prodigués via internet. Les gens sont prêts à accepter ces nouvelles technologies-là comme une partie de la gamme de soins qu'ils reçoivent, estime Denis Constantineau.

L'Alliance pour des communautés en santé, dont fait partie le Centre de santé communautaire de Sudbury, milite pour que de nouveaux fonds soient accordés à leurs membres afin d'encadrer le développement de la télémédecine.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !