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De nombreux espaces à bureaux vacants au centre-ville de Sherbrooke

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Six invités discutent du thème de l’éducation en prévision du vote du 10 septembre au Manitoba. Dans cette première partie, on parle du financement de l’éducation, de la gestion de la taxe scolaire et des ressources disponibles pour les élèves ayant des besoins spéciaux.

Radio-Canada

Alors que le télétravail semble s’être installé pour plusieurs mois, les espaces à bureaux sont touchés de plein fouet par la pandémie. Au centre-ville de Sherbrooke, de nombreux locaux sont désormais vacants.

Avec la pandémie, le télétravail s’est installé. Pour la prochaine décennie, il va assurément y avoir un mouvement dans le domaine de l’immobilier, croit Philippe Dussault, promoteur immobilier et président des Immeubles Must Urbain.

La crise l'aura forcé à revoir son projet de lots résidentiel et commercial, un projet de 10 millions de dollars acquis en plein cœur du centre-ville, sur la rue Wellington Sud. Au niveau du développement, la pandémie change la donne. On doit repositionner nos projets, explique-t-il.

Philippe Dussault croit par ailleurs que la demande va diminuer pour les espaces à bureaux à cause du télétravail. On va certainement faire plus de place à la portion résidentielle [...] pour sécuriser nos investissements, indique-t-il en entrevue.

[Avec] le télétravail, les entrepreneurs se sont aperçus que leurs employés pouvaient travailler à la maison. [...] Ça va être une autre façon de voir les choses.

Louise Bourgault, vice-présidente et directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke

De nouveaux modèles d’affaires

Du côté de Commerce Sherbrooke, on constate que des entreprises adoptent de nouveaux modèles d’affaires.

Elles vont opter pour des locaux qui sont mieux adaptées à leur nouvelle réalité, à leurs besoins. On remarque que de plus en plus d’entreprises vont cohabiter même si elles ne sont pas dans le même secteur économique, souligne Charles-Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke et de Pro-Gestion Estrie.

Le nombre grandissant de locaux à bureaux vides dans le centre-ville de Sherbrooke ne signifie pas pour autant que de plus en plus d’entreprises mettent la clé sous la porte, selon lui.

Dans les premières semaines de la pandémie, on pensait qu’au bout de deux à trois mois, on verrait plusieurs pans de l’activité commerciale s’écrouler. On pensait que jusqu’à 25 % des entreprises pourraient fermer définitivement. C’est ce qu’on affirmait dans des certains sondages, explique Charles-Olivier Mercier.

Les entreprises sont extrêmement inventives [...] Elles sont capables de s’adapter. On en a eu la preuve. Ce qu’on constate au début août, c’est qu’on est très loin de l’hécatombe.

Charles-Olivier Mercier, directeur général de Commerce Sherbrooke et de Pro-Gestion Estrie

Selon M. Mercier, nombreuses sont les entreprises qui ont ouvert dans le courant des dernières semaines dans tous les secteurs de la ville de Sherbrooke.

Ça peut avoir l’air étonnant, mais plusieurs entreprises ouvrent ces jours-ci. [Il y en avait] peut-être moins au début de la pandémie, mais maintenant, on constate pratiquement des ouvertures de commerces tous les jours. Assez pour que ça compense pour les fermetures en nombre, conclut-il.

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