•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le mécontentement face au plan de retour à l’école ne s'estompe pas

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Des élèves à la rentrée scolaire

Le ministère de l'Éducation de la Saskatchewan demande aux parents de collaborer avec les divisions scolaires pour obtenir du soutien s’ils souhaitent faire l'école à la maison.

Photo : AP / Bernd W'stneck

Radio-Canada

La grogne se poursuit après l’annonce, mardi, du plan de retour à l’école des élèves saskatchewanais. Une pétition, qui compte déjà près de 10 000 noms, demande au gouvernement de mettre en place des mesures pour diminuer le risque de contagion.

Les signataires réclament un changement de cap de la part du gouvernement. Ils demandent entre autres que l’on réduise le nombre d'élèves par classe et que les élèves et les enseignants portent des masques.

Des parents inquiets envisagent de retirer leurs enfants

La Fransaskoise Joana Valamootoo, de Regina, dit avoir signé la pétition, car elle se sent inquiétée par les mesures du gouvernement. Pour moi ce n’est pas un plan, ils ont eu trois mois pour le mettre en place, il y a un manque de clarification, et de ressources de la part du gouvernement provincial.

La mère affirme que si le gouvernement ne change pas son plan, elle devra éduquer son enfant à domicile. Ce n’est pas quelque chose qu’on veut faire, mais c’est quelque chose qu’on sent qu’on va devoir faire si la situation ne change pas. Elle ou son mari pourraient être forcés de renoncer à leur emploi pour prendre soin de leur fils.

J’aimerais garder mon poste, mon emploi, mais si je dois penser à mon fils, bien sûr, je vais devoir choisir mon fils.

Joana Valamootoo, mère d'un élève

Le syndicat déplore le manque de protection

La section saskatchewanaise du Syndicat canadien de la fonction publique fait valoir que le plan ne réunit pas les conditions nécessaires à un retour en classe en toute sécurité.

La présidente provinciale du syndicat, Judy Henley, dénonce une mise en place précipitée. L'absence de détails clés laisse planer un doute important sur la protection adéquate du personnel et des élèves de l'éducation.

Le pire plan au Canada, dit le NPD

La porte-parole du NPD en matière d'éducation, Carla Beck, affirme que le gouvernement déleste ses responsabilités sur les divisions scolaires. Ils font peser le fardeau sur le personnel de première ligne sans pour autant offrir les ressources nécessaires pour assurer la sécurité des élèves.

Un plan en huit parties

Le plan dévoilé mardi est destiné aux 27 divisions scolaires de la province et se compose de huit catégories distinctes. Il s'est rapidement attiré une litanie de critiques.

Au contraire de l’Alberta, la Saskatchewan ne compte pas rendre le masque obligatoire dans ses salles de classe à l’heure actuelle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !