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Le syndicat des pompiers de Charlottetown réclame de nouvelles embauches

Un camion de pompier des services d'incendie de la ville de Charlottetown.

Le président du syndicat, Spencer Waite, estime qu'il n'y a pas suffisamment de pompiers professionnels en service à certaines heures de la journée et les fins de semaines.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

Alors que la Ville de Charlottetown et ses pompiers sont sur le point d'entamer des négociations contractuelles, cet automne, le syndicat qui représente les pompiers professionnels de la capitale de l'Île-du-Prince-Édouard réclame de nouvelles embauches.

La municipalité emploie 16 pompiers professionnels et environ 70 pompiers volontaires.

Le président du syndicat, Spencer Waite, estime qu'il n'y a pas suffisamment de pompiers professionnels en service à certaines heures de la journée et les fins de semaines. Cette pratique met des vies en danger, selon lui.

Trois pompiers professionnels sont en service à la caserne principale du centre-ville de Charlottetown durant les quarts de travail du jour et de la nuit. Il n'y a cependant qu'un seul pompier en service les soirs de semaine et les fins de semaines, pour un total d'environ 72 h par semaine, déplore le syndicat.

Notre formation insiste sur le fait que nous devons avoir quatre personnes sur place avant de pouvoir effectuer un sauvetage, explique Spencer Waite. Nous devons avoir deux pompiers disponibles pour entrer [dans un édifice en flammes] et deux autres personnes qui sont là pour les soutenir et les aider s'ils ont des problèmes.

Les citoyens méritent mieux. Nos pompiers méritent mieux. C'est un réel souci de sécurité pour tout le monde.

Spencer Waite, président de l'Association des pompiers professionnels de Charlottetown

Spencer Waite reconnaît que la municipalité peut compter sur des pompiers volontaires compétents et dévoués. Leur temps de réponse est toutefois plus long que celui des pompiers professionnels, compare-t-il. Ils doivent se lever, s'habiller ou quitter leur lieu de travail.

L'Association des pompiers professionnels de Charlottetown (APPC) dit que la municipalité n'a pas créé de nouveaux postes au sein du service de protection des incendies depuis 2008. Or, le nombre d'appels reçus annuellement par les pompiers de la capitale insulaire a presque doublé depuis, passant de 420 en 2009 à 707 en 2018.

Tous les pompiers professionnels sont basés à la caserne principale, rue Kent, au centre-ville. Une caserne secondaire, située sur le chemin St. Peters, est entièrement gérée par des pompiers volontaires.

Le chef adjoint des pompiers de Charlottetown, Tim Mamye, contredit l'affirmation du syndicat selon laquelle des vies sont en danger en raison d'un manque d'effectifs à la caserne principale. C'est inexact, estime-t-il. Selon lui, le service peut compter sur des dizaines de pompiers volontaires qui répondent à tous les appels.

Le maire Philip Brown abonde dans le même sens. Il évoque d'ailleurs la possibilité de lancer une campagne de recrutement dès l'automne afin d'attirer davantage de pompiers volontaires.

Sommes-nous protégés? Oui. Pouvons-nous être mieux protégés? C'est certain.

Philip Brown, maire de Charlottetown

Le maire de Charlottetown affirme que la municipalité investit régulièrement dans son service de protection des incendies, notamment dans de nouveaux équipements. Il rappelle que son administration songe à construire une troisième caserne à l'extrémité nord de la ville.

Par contre, le conseiller municipal Bob Doiron, qui est responsable des services d'urgence, laisse entendre que la capitale et plus grande ville de l'Île-du-Prince-Édouard a besoin d'un plus grand nombre de pompiers professionnels. Pourrions-nous améliorer le service? Je pense que oui, indique-t-il dans une déclaration écrite à CBC.

Le président du syndicat des pompiers professionnels, Spencer Waite, dit qu'il a bon espoir de régler la question des embauches lors des prochaines négociations contractuelles. Nous disposons d'un équipement de pointe. Il est grand temps de s'attaquer à la question du personnel, exhorte-t-il.

Avec les informations de CBC

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