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Festivals : les plans B ne sont pas envisageables, selon des organisateurs de la région

Montgolfière

Des montgolfières s'élèvent habituellement dans le ciel durant le Festival de montgolfières de Gatineau du mois d'août (archives).

Photo : Radio-Canada / Gilles Boudreau

Radio-Canada

Même si l’annonce du gouvernement d’autoriser les festivals et événements culturels de 250 personnes est un pas dans la bonne direction, la contrainte du temps et de l’argent seront difficiles à surmonter, selon des organisateurs en Outaouais.

Alors que les festivals devaient être interdits jusqu’au 31 août, la volte-face du gouvernement Legault ne permettra tout de même pas aux organisateurs de tenir leurs éditions 2020.

On ne se revire pas sur un 10 sous en événementiel dans la préparation. Quand il arrive un défi en événementiel, on a toujours un plan A, B, C, et D. Mais de le faire comme ça, avec une période aussi restreinte, malheureusement ce n’est pas envisageable, explique la directrice du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG), Sandra Cloutier.

Sandra Cloutier.

Sandra Cloutier se réjouit tout de même de l'annonce du gouvernement, qui donne de l'espoir pour l'édition 2021 du FMG.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Des événements, ça s’organise longtemps d’avance, dit-elle.

Avec les mesures sanitaires qui devraient être mises en place, Mme Cloutier estime que la rentabilité ne serait pas aux rendez-vous. Elle croit tout de même que cette annonce est synonyme d’optimisme pour la tenue de grands événements en 2021.

Tellement de gratitude parce que c’est un premier pas vers le futur ! s’exclame la directrice du FMG. À partir d’aujourd’hui, il y a de l’espoir.

Une première étape de franchie

Le coprésident de l’agence Orkestra, Alex Van Dieren, est du même avis. C’est un pas dans la bonne direction. C’est une bonne chose de commencer par des événements qui peuvent accueillir 250 personnes, croit-il.

Lui aussi n’ira pas de l’avant avec la tenue de grands événements en 2020. Les mesures sanitaires, les installations et les artistes ont des coûts.

Alex Van Dieren.

L'annonce du gouvernement est « un pas dans la bonne direction », estime Alex Van Dieren.

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

On doit s’adapter nous aussi comme festival. [...] Il y a une chose qui est sûre, si on ne pense pas pouvoir produire dans un cadre sécuritaire, nous ne produirons pas.

Alex Van Dieren, coprésident de l’agence Orkestra

Et avec 250 personnes, l’équilibre entre les aspects financier et sécuritaire serait difficile à atteindre. Ce sont des événements qui ont des coûts fixes, indique M. Van Dieren.

L’organisation d’un événement avec ce nombre de personnes n’est pas impossible, selon lui. Mais de grands événements comme le Festival d’humour et le Festibière de Gatineau n’ont d’autre choix que d’être reporté à l’an prochain.

Pour 2020, il n’y aura pas d’événements de ce type de produit. Par contre au printemps 2021, on va […] dessiner des événements qui auront peut-être des capacités réduites, mais qui vont être possibles d’être produits dans un contexte différent, affirme M. Van Dieren.

Je pense qu’on sous-estime souvent l’importance de l’organisation derrière un événement. Ça demande énormément de temps

Alex Van Dieren, coprésident de l’agence Orkestra

Si les plans B ont été impossibles, de nouveaux événements rappelant pour certains de vieux souvenirs, ou encore, des événements virtuels ont vu le jour.

L’agence Orkestra poursuit avec son projet de ciné-parc urbain à la Place des Festivals Zibi. Des projections sont prévues au mois d’août.

De son côté, le FMG offrira tout de même de quoi divertir la population en se tournant vers le virtuel. Notre objectif au FMG cette année, c’est d’offrir de petits moments de bonheur à notre communauté, et de faire travailler nos artistes et nos artisans, souligne Mme Cloutier.

On va exister cet automne, dit le festival Musika de Montebello

Même si rien n’est certain, le président du festival Musika de Montebello souhaite déployer son événement à l’automne.

C’est certain qu’on va exister cet automne. On va faire de petits événements. On ne sait pas exactement quoi, mais on veut être prudent pour ne pas mettre en péril le festival, dit-il.

Il envisage peut-être la tenue de spectacles dans des lieux intérieurs, et non la tenue d’un festival extérieur, qui serait plus coûteux. Nous ce qu’on a parlé avec le CA, c’est qu’on organiserait peut-être des spectacles à l’intérieur, des spectacles de 250 personnes, mais dans une salle qui est plus grande, souligne-t-il.

L’événement, qui a vu le jour en 2019, souhaitait doubler son achalandage pour sa deuxième édition. Pour lui aussi, 250 est un chiffre trop bas pour être rentable.

À 250 personnes devant une scène extérieure, à moins de faire de petits événements […] c’est impossible d’arriver. Tout ça, c’est la question de finance, explique M. Tanguay.

Avec les informations d’Ismaël Sy et Rosalie Sinclair

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