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Des sentiers de randonnées victimes de leur succès sont envahis de déchets

Deux randonneurs sur un sentier, chacun un sac poubelle à la main.

Sarah Kuindersma et Glen Gorrie invitent les randonneurs à ramasser les déchets qu'ils voient, même si ce ne sont pas leurs.

Photo : Radio-Canada / James Young

Émilie Vast

Durant 5 jours, plus de 200 bénévoles vont nettoyer des sentiers de randonnée dans les régions de Kananaskis et de Canmore. Selon les organisateurs, l’augmentation de la fréquentation a entraîné une augmentation de la quantité de déchets.

Glen Gorrie, un des organisateurs, pense que la fréquentation de certains sentiers a été multipliée par dix. Il raconte que, dans certains stationnements, où habituellement il n’y avait qu’une dizaine de voitures, il en a vu jusqu’à une centaine ces derniers temps.

Ce qui est bien avec Kananaskis, mais c’est aussi le problème, c’est que c’est le premier parc à avoir rouvert alors que les parcs nationaux étaient encore fermés, explique ce randonneur chevronné. Selon lui, après le confinement, plus de gens ont aussi voulu profiter du plein air.

Une femme ramasse de nombreux déchets par terre, dans une forêt.

C'est après les fins de semaine que l'on retrouve le plus de détritus le long des sentiers.

Photo : Radio-Canada / James Young

Le volume de déchets correspond au nombre de personnes qui viennent. Rien que dans ce stationnement, j’ai rempli un sac entier, là où les autres années j’aurais ramassé deux ou trois déchets, déplore-t-il.

L’augmentation de la fréquentation apporte son lot de défis et l’un de ces défis, c’est la gestion des déchets, confirme Rachel Ludwig, la directrice générale de Tourism Kananaskis Canmore.

Une famille est assise dans l'herbe au bord d'un lac.

Après un pique-nique, même les coquilles d’œufs ou les peaux de banane doivent finir à la poubelle. Les déchets organiques peuvent attirer les animaux sauvages près des sentiers, ce qui représente un danger pour l'homme et l'animal.

Photo : Radio-Canada / James Young

Je pense qu’il y a probablement quelques visiteurs qui explorent Kananaskis pour la première fois. Ils ne savent pas forcément très bien gérer leurs déchets, précise Mme Ludwig.

Nous demandons à ces visiteurs d'apporter un sac de plus pour leurs détritus, ça n’a pas besoin d'être un très grand sac. Et si les poubelles sont pleines [on leur demande] de ramener ce sac et de le jeter chez eux, poursuit la directrice générale de Tourism Kananaskis Canmore.

La coorganisatrice de l'opération de nettoyage, Sarah Kuindersma, tient à rappeler que les randonneurs ne doivent laisser aucun déchet derrière eux, même ceux qui sont organiques comme les peaux d'orange, de banane ou les coquilles d’oeufs.

Cela attire les animaux, comme les ours, près des sentiers. C’est dangereux pour nous et c’est dangereux pour eux, explique-t-elle.

Une main tient un sac plastique qui a été retrouvé jeté par terre.

Sacs en plastique, canettes de bière, papier de toilette, mégots de cigarette ou encore emballages divers, on trouve de tout.

Photo : Radio-Canada / James Young

Pas mon déchet, pas mon problème

Nous aimons venir dans les montagnes, car nous aimons la solitude, car c’est parfait, c’est propre, souligne Mme Kuindersma [...] C’est un privilège de pouvoir venir ici pour en profiter et c’est malheureux que ce soit abîmé.

C’est juste un petit pourcentage de randonneurs qui posent problème, précise toutefois M. Gorrie.

Deux randonneuses rejoignent le stationnement.

Si les poubelles sont pleines, les randonneurs doivent ramener leurs déchets et les jeter chez eux.

Photo : Radio-Canada / James Young

D’après lui, il faut toutefois en finir avec le pas mon déchet, pas mon problème. Il ne voudrait pas que le problème s'aggrave et que certains sentiers ou secteurs ne ferment à cause de cela.

Il invite donc tous les randonneurs à ramasser les déchets sur leur chemin, même si ce ne sont pas les leurs.

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