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Bombardier constate une reprise de l'activité dans les jets d'affaires

Le trafic des avions d'affaires se rétablit à un rythme beaucoup plus rapide que le trafic commercial.

Un Global 7500 dans un hangar.

Les appareils Global 5500, 6500 et 7500, comme celui vu ici, de Bombardier sont des jets privés luxueux.

Photo : La Presse canadienne / Tijana Martin

La Presse canadienne

Bombardier commence à observer une reprise dans ses activités d'avions d'affaires. En effet, l'intérêt pour les voyages privés augmente après l'interruption, en raison de la pandémie, des activités mondiales de la société montréalaise et du gros coup financier qu'elle a dû encaisser au deuxième trimestre.

Les livraisons d'avions d'affaires de l'industrie ont diminué de 30 % par rapport à l'année précédente, mais les tendances à long terme sont encourageantes, a fait valoir son nouveau chef de la direction, Éric Martel.

Le trafic des avions d'affaires se rétablit à un rythme beaucoup plus rapide que le trafic commercial, les niveaux de stocks d'occasion restent sains, les annulations sont très limitées et le nouvel intérêt pour les voyages aériens privés génère une activité de vente, a-t-il expliqué aux analystes, jeudi, lors d'une conférence téléphonique.

Bombardier a livré 20 avions au cours du trimestre, dont cinq Global 7500. Pour la première moitié de l'exercice, ce chiffre grimpe à 46 avions, dont 11 appareils Global, malgré la perte de deux mois de production.

Nous prévoyons de faire mieux au second semestre, notamment en livrant au moins deux fois plus de Global 7500 qu'au premier semestre, a dit Éric Martel.

Bombardier a affiché une perte nette de 223 millions de dollars américains au deuxième trimestre, en raison d'une forte baisse de ses revenus, attribuable aux perturbations liées à la pandémie. La perte par action a atteint 13 cents américains, contre une perte de 4 cents américains par action, ou 36 millions de dollars, un an plus tôt.

Les résultats comprenaient une charge supplémentaire de 435 millions de dollars américains dans sa division ferroviaire, en grande partie liée aux coûts associés à un certain nombre de projets à un stade avancé, principalement au Royaume-Uni et en Allemagne.

La perte ajustée avant impôts, intérêts et amortissement de la division ferroviaire était de 383 millions de dollars américains, à partir de 1,48 milliard de dollars de revenus. La perte ajustée de la division de l'aviation était de 20 millions de dollars et ses revenus étaient de 1,22 milliard de dollars.

La perte nette ajustée d'ensemble s'est élevée à 631 millions de dollars américains, ou 30 cents américains par action, contre une perte de 47 millions de dollars, ou 4 cents américains par action, au deuxième trimestre de 2019.

Les revenus pour les trois mois terminés le 30 juin ont chuté de 37 % à 2,7 milliards de dollars américains, contre 4,3 milliards de dollars il y a un an, reflétant une baisse de l'activité de production et des livraisons. Les activités ont été interrompues pendant plusieurs semaines en raison de la pandémie.

Le dernier trimestre a été extrêmement difficile, a fait valoir M. Martel, qui est revenu au sein de l'entreprise en avril, après l'avoir quittée pour Hydro-Québec en 2015.

Je ne m'attendais certainement pas à ce que mon premier trimestre soit si difficile avec la pandémie de COVID-19 affectant presque tous les aspects de nos activités, nos marchés finaux et notre performance financière.

Éric Martel, président et chef de la direction de Bombardier

Il a noté que l'industrie affrontait la plus forte baisse du trafic ferroviaire de passagers jamais vue et que l'utilisation des avions d'affaires était tombée à des niveaux bien pires que pendant la crise financière ou après les attentats terroristes de 2001 aux États-Unis.

Les analystes s'attendaient à ce que Bombardier affiche une perte ajustée de 11 cents américains par action et des revenus de 2,48 milliards de dollars, selon les prévisions recueillies par la société de données financières Refinitiv.

Bombardier a l'intention de se concentrer sur les avions d'affaires une fois que la vente de ses activités ferroviaires à Alstom sera terminée et que ses activités d'aérostructures seront vendues à Spirit AeroSystems cet automne.

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