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Le nouveau programme scolaire testé à la rentrée 2021 en Alberta

Des écoliers assis à leur pupitre dans une classe.

Certains élèves de maternelle jusqu'à la 6e année commenceront à recevoir les enseignements prônés par la réforme de l'éducation à partir de septembre 2021.

Photo : Radio-Canada

La ministre albertaine de l’Éducation, Adriana LaGrange, confirme les grandes lignes de la réforme qui avait été présentée en janvier dernier et ajuste le calendrier de sa mise en place en raison de la pandémie.

La ministre de l‘Éducation a réitéré sa volonté de mettre la littératie et la numératie au coeur des nouveaux apprentissages et de mettre un terme au constructivisme. En d’autres termes, le Parti conservateur uni prône toujours un retour aux savoirs fondamentaux.

Les promesses qui ont été faites ont été tenues, a-t-elle ajouté, en indiquant qu’un arrêté ministériel sur l’apprentissage des élèves avait été signé ce matin. Ce dernier comporte quelques ajustements par rapport à la première version de janvier.

Il y est notamment fait mention des francophones. Tous les élèves, ainsi que leurs familles et leurs communautés, se verront dans le programme, certaines parties étant réservées à l’étude des traditions, de l’histoire et de la géographie locales, dont l’histoire francophone de l’Alberta, peut-on lire dans le document.

Cette mention ravit le président de la Fédération des conseils scolaires francophones de l'Alberta et partenaire francophone consulté pour cette réforme, Réginald Roy.

Aujourd’hui, je suis heureux d’entendre que les francophones, les élèves francophones et la communauté francophone vont se voir dans ce nouveau programme, affirme-t-il.

Il se sent entendu par le gouvernement conservateur uni, alors que, lors de la présentation de l’ébauche de programme, en janvier dernier, il n’y avait nulle mention de la francophonie.

Un calendrier perturbé par la COVID-19

S’il n’y a pas de grands changement sur le plan du contenu, l’échéancier de la mise en place de la réforme, lui, a été revu pour faire face à la pandémie. Alors que la mise en place d’un projet pilote dans plusieurs écoles devait avoir lieu à la prochaine rentrée scolaire, il faudra attendre encore un an.

En septembre 2021, plusieurs écoles albertaines pourront donc tester le nouveau programme de la maternelle à la 6e année. Ce programme devra en principe être appliqué à toutes les écoles albertaines d'ici à l'année scolaire 2022-2023.

Au-delà de la 6e année, les élèves devront patienter jusqu'à la rentrée 2022 pour avoir un projet de programme les concernant.

Ce calendrier modifié donnera un répit aux écoles, estime Réginald Roy. Les conseils scolaires vont être soulagés avec la rentrée scolaire qui vient et qui sera assez mouvementée, se réjouit-il.

Il estime que ces derniers ont un travail important et qu'il faut faire le maximum pour rendre le milieu scolaire le plus sécuritaire possible.

Le NPD dénonce une annonce déconnectée de la réalité

Selon le NPD, cette annonce sert de diversion, car les vraies questions n’ont toujours pas eu de réponse. Les priorités de la ministre sont complètement déconnectées de la réalité actuelle, déplore Sarah Hoffman, la porte-parole officielle de l'opposition en matière d’éducation.

Le bon moment pour mettre en place ce nouveau programme, cela aurait été l’année dernière, selon moi. Maintenant, le travail de la ministre est de s’assurer que les enfants sont en sécurité, affirme-t-elle.

Selon elle, les préoccupations qui priment sont celles qui ont trait à la rentrée en temps de pandémie : comment faire en sorte d’avoir plus d'espace entre les élèves en septembre, comment s’assurer que le nombre d'élèves par classe soit réduit, comment augmenter le nombre d’employés, comment avoir accès à plus de ressources? Autant de préoccupations qui restent sans solutions concrètes, selon elle.

Toute l'énergie de la ministre devrait actuellement être consacrée à s’assurer que les écoles vont pouvoir rouvrir dans les meilleures conditions, ajoute la néo-démocrate.

La députée appelle même au remplacement de Mme LaGrange. À ce stade-là, n’importe qui pourrait faire un meilleur travail, déclare Mme Hoffman.

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