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Un engouement contagieux pour le pickleball

Des joueurs de pickleball pendant une partie extérieure.

L'engouement pour le pickleball se fait sentir Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Radio-Canada

Un jeudi avant-midi d’été à Gatineau, une dizaine d’adultes attendent leur tour avant de pouvoir sauter sur le terrain pour jouer une partie de pickleball. L’engouement pour le sport est tel que tous les terrains sont tous occupés et qu’une rotation entre les joueurs doit être effectuée.

Cette scène se répète aux quatre coins du Québec. Je pense que c’est le sport du futur, affirme sans détour Patricia Gauthier, une adepte depuis cinq ans.

Elle décrit le pickleball comme étant accessible, multigénérationnel et stimulant. Il se joue principalement en double, sur un terrain de dimensions similaires à celui de badminton. Les mouvements rappellent le tennis et la vitesse des échanges, le tennis de table.

Même des gens avec très peu de qualités athlétiques de base peuvent jouer à ça et s’amuser énormément. C’est un sport de plaisir. Le monde devient accro quand il joue un peu, explique Marcel Lemieux, qui ne jure que par ce sport de raquette depuis qu’il l’a découvert par hasard en Californie, en 2007.

Depuis, sa conjointe et lui consacrent leur vie au développement du sport dans la province. Nommez une place, on y est allés, lance le président de la Fédération québécoise de pickleball avec toute l’énergie de ses 77 ans.

Francine Tremblay était présente à un atelier organisé organisé par M. Lemieux en Outaouais, il y a cinq ans. Elle préside maintenant l’association régionale de pickleball, qui a recruté 300 membres depuis sa création il y a deux ans.

Origine du nom pickleball

Le sport a été inventé dans les années 1960 aux États-Unis par un certain Joel Pritchard, un politicien, pour divertir ses enfants. Ce dernier avait un chien, Pickle, à qui il demandait d’aller chercher la balle lorsqu’elle tombait trop loin. La véracité de cette hypothèse est impossible à prouver, elle est néanmoins celle que les amateurs préfèrent raconter.

Terrains recherchés

Contrairement à plusieurs municipalités du Québec, aucun terrain n’est consacré uniquement à cette discipline sur le territoire de la ville de Gatineau. Les terrains de tennis de trois parcs comportent les lignes délimitant la surface de jeu du pickleball.

On aimerait avoir plus de permanence en termes de filets [qui ne sont pas les mêmes qu’au tennis] parce que là, présentement, on peut offrir une belle programmation estivale, mais vraiment grâce à nos bénévoles, explique Mme Tremblay, qui rêve d’un site dédié à son sport favori.

Marcel Lemieux espère que le pickleball franchira prochainement une nouvelle étape dans son développement au Québec, avec sa reconnaissance comme discipline officielle.

Quand c’est un sport reconnu, il y a des subventions allouées par le gouvernement. Ça nous aiderait parce que pour le moment, nous n’avons pas d’employés, c’est juste du bénévolat à temps plein [...] Ça nous aiderait à être plus stables, affirme-t-il.

Le président de la fédération québécoise croit qu'avec les moyens nécessaires, le sport a le potentiel d'être aussi populaire ici qu'aux États-Unis. Plus de trois millions de joueurs y pratiquent le pickleball, selon les données de l'Association américaine de pickleball.

Une joueuse de pickleball saute pour frapper la balle.

Julie Foucault joue au pickleball dans sa rue.

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Pas seulement pour les aînés

Julie Foucault a réglé le problème de la disponibilité des terrains en s’achetant son propre filet de pickleball. Elle le place dans la rue, trace des lignes à la craie au sol et joue avec ses enfants ainsi que ses voisins jusqu’à ce qu’ils doivent prendre une pause forcée pour laisser passer les voitures.

La mère de famille s’est initiée au sport lorsqu’elle a rendu visite à ses parents un hiver en Floride il y a cinq ans et elle s’y adonne depuis.

Dès qu’on a fait le service et le retour, le but est de s’approcher près du filet et là, ça devient un échange super rapide donc ça crée souvent de l’émotion, de la fébrilité et du plaisir de se faire un échange aussi rapide, détaille-t-elle.

Mme Foucault a déjà pris part aux ligues hivernales à Gatineau. Elle était une des deux plus jeunes athlètes à y participer, comme le pickleball est surtout pratiqué par des gens de 55 ans et plus. Elle croit toutefois que l’activité s’adresse à tous.

Quand tu joues au pickleball, que la balle arrive toutes les deux secondes, tu n'as pas le temps de penser à d'autres choses. Ça t'amène dans le sport. C'est quand même actif, physique, on a chaud, puis ça fait du bien mentalement, insiste-t-elle.

Son enthousiasme est partagé par plusieurs, qui ne tiennent pas à ce que leur passe-temps favori reste un secret bien gardé encore longtemps.

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