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Les vétérinaires de la région à bout de souffle

Un chat couleur caramel avec un pansement à une patte. En visite chez le vétérinaire.

Un chat chez le vétérinaire.

Photo : iStock

Radio-Canada

La pénurie de vétérinaires qui touche le Québec fait particulièrement mal aux régions comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il manque de relève dans la plupart des cliniques. Pour les vétérinaires de la région, cela entraîne une surcharge de travail au point qu'ils n'acceptent plus de nouveaux clients.

L’augmentation du nombre d’adoptions durant la pandémie n’a pas aidé la situation.

On est vraiment saturé parce qu'il y a beaucoup de demandes, indique la vétérinaire à la clinique du Boisé, Julia East. Il y a beaucoup de gens qui ont adopté, on dirait, durant la COVID et on a pris du retard parce qu'on n’a pas eu le choix.

La pénurie de main-d'oeuvre dure depuis plusieurs années dans ce domaine. Il faudrait augmenter la relève pour que la situation se corrige, mais la seule formation dans le domaine au Québec se trouve à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe. Les cohortes comptent moins d'une centaine de finissants. Ces nouveaux vétérinaires font rarement carrière dans les régions.

La demande est partout, explique le Dre East. Elle est à Montréal, Québec, Drummondville, Amos et au Saguenay. Donc, c'est dur d'avoir des vétérinaires qui s'en vont dans chaque région parce qu'au final, c'est eux qui vont choisir selon leur mode de vie.

Des travailleurs à bout de souffle

Le métier de vétérinaire est très demandant. Julia East travaille entre 60 et 80 heures par semaine.

On n’arrête vraiment jamais, ajoute-t-elle. On n'a pas le temps de respirer, mais c'est quelque chose qu'on vivait déjà auparavant. On l'a comme choisi notre métier.

Pour obtenir un rendez-vous, l'Ordre des vétérinaires du Québec suggère de chercher plus loin que dans son propre secteur. Toutefois, en cas d’urgence, les cliniques vétérinaires pourront venir en aide en échange de frais supplémentaires.

On met des frais de plus parce qu'à un moment donné, je pourrais passer ma nuit ici, donc on n'a pas le choix de mettre un stop aux clients, indique Julia East.

D’après le reportage de Flavie Villeneuve

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