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Le Manitoba pourrait être plus précis quant à l'emplacement des nouveaux cas de COVID-19

Une femme portant une blouse bleue et une visière de protection recueille un échantillon de salive d'un automobiliste afin de lui faire passer un test de dépistage de la COVID-19.

Le gouvernement provincial laisse entendre qu’il envisage un changement pour une localisation des cas plus précise.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Le Manitoba donne peu de détails sur les nouveaux cas de COVID-19 depuis le début de la pandémie, ce qui pourrait générer un faux sentiment de sécurité au sein de la population. Selon l’ombudsman de la province, la santé publique peut être moins vague et plus précise sans toutefois nuire à la protection de la vie privée.

Lors des mises à jour quotidiennes sur les nouveaux cas de COVID-19, la santé publique indique presque toujours comme élément géographique les régions sanitaires de la province. Or, quatre de ces régions sont aussi grandes que certains pays entiers.

La région sanitaire du sud, qui s’étend du lac Manitoba au lac des Bois, a à peu près la même taille qu’Haïti. L’Office régional de la santé d’Entre-les-Lacs et de l’Est, qui occupe environ le dixième du territoire du Manitoba, est presque aussi grand que la Lettonie.

La région sanitaire de Prairie Mountain, qui s’étend de Swan River à la frontière américaine, a presque la superficie de l’Irlande. Et celle du nord qui couvre 396 000 kilomètres carrés est plus grande que la Norvège.

Lorsque les autorités sanitaires annoncent un nouveau cas dans la région sanitaire du sud, la personne malade peut être à Piney, à Pilot Mound ou à Portage la Prairie. Si elles déclarent un autre cas à Prairie Mountain, la personne pourrait être à Dauphin ou à Deloraine.

Il est possible de réduire la taille des régions utilisées pour indiquer l'emplacement des nouveaux cas de COVID-19, tant que la personne n’est pas nommée et […] que les autres informations publiques utilisées, notamment le sexe, la tranche d’âge, les lieux visités et le domicile, ne donnent pas la possibilité à d'identifier la personne , dit Jill Perron, l'ombudsman du Manitoba, dans un communiqué mercredi.

Cependant, elle précise que la province devrait se méfier de la stigmatisation potentielle, car, selon elle, le fait de nommer publiquement des personnes ou des groupes peut empêcher les gens d'aller faire un test de dépistage.

De son côté, le gouvernement provincial laisse entendre qu’il envisage de changer sa façon de présenter la situation géographique des cas pour la rendre plus précise. Nous reconnaissons que l’information est essentielle pour permettre à la population du Manitoba de lutter efficacement contre l COVID-19, indique un porte-parole du premier ministre, Brian Pallister, par voie de communiqué.

L’exemple de la Saskatchewan

En Saskatchewan, dont la taille et la population sont similaires à celles du Manitoba, les autorités sanitaires ont commencé à parler des cas en divulguant beaucoup plus de détails. Cette province attribue désormais les cas de COVID-19 à l’une des 32 sous-régions distinctes.

Le commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de la Saskatchewan, Ronald Kruzeniski, aimerait que sa province aille encore plus loin et détermine les cas par villes, régions rurales ou même quartiers dans les villes.

M. Kruzeniski soutient qu’en donnant l’emplacement précis des cas de COVID-19, il n’y a aucune menace pour la vie privée. La population a le droit d’obtenir des informations de son gouvernement. Nous partons donc de ce principe de base, dit-il.

Ronald Kruzeniski, souriant, se tient debout derrière un pupitre durant une rencontre avec des journalistes.

Le commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de la Saskatchewan, Ronald Kruzeniski.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, la seule exigence dans cette démarche est de s’assurer que la personne malade n'est pas ciblée ou repérable par les autres.

Dire qu’il y a une personne à Regina [atteinte de la COVID-19, NDLR] ne permet pas de l’identifier. Mais s’il y a une personne dans une communauté de 20 ou 30 personnes, cela pourrait en fait permettre de le faire. Les décideurs ont dû suivre cette voie pour déterminer dans quelles mesures ils peuvent divulguer leurs informations, explique-t-il.

Avec des informations de Bartley Kives

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