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30 % plus d'admissions en psychiatrie dans la région en raison de la COVID-19

Un homme est recroquevillé dans un couloir sombre.

La santé mentale durant la crise sanitaire est un enjeu important pour les autorités.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

La pandémie a mis à rude épreuve la santé mentale de plusieurs personnes. Des données obtenues par la Loi sur l'accès à l'information révèlent qu'en avril, alors que tout le Québec avait été mis en pause, il y a eu 30 % plus d'admissions en psychiatrie en Mauricie et au Centre-du-Québec que l'année précédente.

Ce sont 274 personnes qui ont été admises dans l'un des cinq établissements régionaux en avril 2020, soit 65 de plus qu'en avril 2019.

L'isolement, souvent avec des enfants, les pertes d'emplois, le stress, l'anxiété, les chocs post-traumatiques pour plusieurs employés en centres d'hébergement de soins de longue durée (CHSLD), la consommation de drogues ou d'alcool et aussi l'inaccessibilité à plusieurs organismes communautaires, expliquent en partie cette hausse.

On voit plusieurs cas qui se présentent à l’urgence et c’est directement lié à la pandémie, au confinement, à l’augmentation du stress. Ça peut être l’augmentation de violence, des problèmes financiers importants, explique la docteure Marie-Claude Parent, chef des services en psychiatrie au CIUSSS MCQ.

La demande dans le temps de la pandémie était, pour la médecine spécialisée, de voir plus rapidement des patients qui venaient consulter à l’urgence, donc on a ouvert des unités temporaires pour accueillir des gens qu’on aurait pas normalement vus en psychiatrie.

Dre Marie-Claude Parent, chef des services en psychiatrie au CIUSSS MCQ

Moins de lits occupés

La Dre Parent souligne toutefois que le taux d'occupation des lits en psychiatrie a quant à lui diminué pendant la pandémie parce que les séjours ont été de plus courte durée.

Cette situation s'explique par le fait que les personnes dont la vulnérabilité était déjà connue ont été bien accompagnées, notamment par des appels fréquents et des rencontres virtuelles. Des intervenants sont aussi allés à la rencontre des gens sur le terrain pour identifier les personnes en difficulté.

Prêts pour la suite

D'ailleurs les équipes de psychiatres et d'intervenants psychosociaux de la région sont déjà au travail en prévision d’une éventuelle deuxième vague de COVID-19 qui pourrait être encore plus difficile pour la santé mentale des citoyens.

Actuellement, on se prépare à la deuxième vague, on voit des gens qui émergent, qui ont vécu le confinement et la pandémie très difficilement donc on s’attend, même s’il n’y avait pas une très grande deuxième vague, qu'il va y avoir une demande de services augmentée et on est prêts. On va leur offrir les services nécessaires, conclut-elle.

D’après les informations d’Amélie Desmarais

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