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L’invasion des campeurs amateurs

Deux hommes dans un canot.

Le camping sauvage attire davantage de personnes incapables de voyager à l'international, selon des campeurs expérimentés.

Photo : Courtoisie Sean Pedersen

Jean-Loup Doudard

De nombreux Ontariens privés de voyages à l’international répondent plutôt à l’appel de la nature sauvage, au grand dam des habitués, qui déplorent le manque d’étiquette des novices.

Depuis le début de l’été, les membres du groupe Facebook Ontario Backcountry Camping constatent que de nombreux néophytes du camping sauvage se sont mis à s’aventurer dans la nature hors des sentiers battus.

L’administrateur du groupe, Sean Pedersen, a noté un regain d’intérêt dans son groupe, qui sert de ressources pour les campeurs amateurs et professionnels.

En un mois, nous avons gagné 1500 membres, la plupart étant des gens sans expérience, dit celui qui supervise dorénavant un collectif de 12 120 personnes.

Un homme assis au bord du lac.

Des campeurs expérimentés s'organisent pour essayer d'apprendre aux néophytes comment camper adéquatement et en sécurité.

Photo : Courtoisie Sean Pedersen

Il attribue cet engouement soudain au besoin de reconnecter avec la nature après des mois passés en confinement.

Or, bien des nouveaux campeurs ne respectent pas tous les règles de bienséance, dit-il.

Il y a du savon dans les lacs, des ordures, des déchets humains et un manque de respect quant à l’abattage du bois.

Sean Pedersen, administrateur du groupe Facebook Ontario Backcountry Camping

J’ai entendu des histoires comme quoi des gens tirent des balles de plomb à la carabine qui rebondissent ensuite près d’autres personnes, dit-il.

Un adulte et deux enfants dans un canot.

Selon Parcs Ontario, les parcs de la province sont beaucoup plus fréquentés cet été que d'habitude.

Photo : Courtoisie Sean Pedersen

D’autres ne respectent pas l’étiquette lors d’un portage et laissent leur équipement près du rivage en transportant leur canot, bloquant la voie aux prochains canoteurs.

Même s’il comprend la frustration des vétérans, Sean Pedersen ne veut pas pour autant stigmatiser les nouveaux adeptes du plein air.

C’est même pour ça que j’ai créé le groupe, pour apprendre aux gens comment faire, et le faire de manière sécuritaire, dit-il.

Il croit même leur présence essentielle.

C’est une épée à double tranchant : il faut que les gens sortent dans la nature sauvage afin que le gouvernement reconnaisse que ces endroits doivent être conservés.

Sean Pedersen, administrateur du groupe Facebook Ontario Backcountry Camping

Conseils d’étiquette en camping

  • Ne pas brûler ses déchets dans le feu; les ramener dans un sac poubelle
  • Utiliser les boîtes extérieures pour faire ses besoins; creuser un trou s’il n’y en a pas
  • Ne pas utiliser les savons biodégradables à moins de 30 mètres d’un plan d’eau
  • Ne pas faire ses besoins à moins de 30 mètres d’un plan d’eau

Parcs Ontario confirme que le taux de réservation de ses terrains de camping est de 7 % supérieur à celui de l'an dernier. Le taux de camping en arrière-pays a aussi augmenté de 29 % comparativement à l'été 2019.

Il y a toujours de la place pour ceux qui veulent aller camper en mi-semaine dans nos parcs moins fréquentés, surtout dans le Nord de l’Ontario, dit Connor Oke, de Parcs Ontario par courriel.

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