•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lueur d'espoir pour les festivals en Estrie

Un chapiteau plein lors du 22e Festival des traditions du monde de Sherbrooke alors qu'un groupe joue sur la scène.

Un chapiteau plein lors du 22e Festival des traditions du monde de Sherbrooke.

Photo : Photo: Jocelyn Riendeau

Radio-Canada

Québec autorise désormais les festivals et événements extérieurs de 250 personnes. Une nouvelle qui arrive trop tard pour le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS) et Orford Musique, mais qui donne espoir pour l’an prochain.

Pour la directrice générale du FTMS, Malika Bajjaje, organiser l’événement en deux ou trois semaines relève de l’impossible.

Le seul espoir qu’on a eu, c’est que l’on pense à l’an prochain. Ça augure bien.

Malika Bajjaje, directrice générale du Festival des traditions du monde de Sherbrooke

Les préparatifs de son festival se déroulent pendant toute une année. Elle précise que seulement pour la logistique il faut compter six mois. En plus de mettre en place toutes les mesures sanitaires, ça aurait été impossible, ajoute-t-elle.

Pour qu’un événement soit réussi, plusieurs tâches doivent être accomplies: faire les demandes de subventions, qui s’amorcent en janvier, choisir la programmation, effectuer le recrutement des bénévoles, trouver des commanditaires et monter le site, par exemple.

Tout ça c’est un casse-tête chaque année même si l’organisation est bien rodée, affirme Mme Bajjaje qui précise que rien n’est encore gagné pour l’an prochain.

Nous, on doit avoir des directives claires, notamment au niveau des mesures sanitaires. Est-ce qu’on va rester avec la distanciation? Comment on va gérer les chapiteaux? On a besoin de réponses au plus tard à l’automne pour savoir où on s’en va l’année prochaine, se questionne-t-elle.

En attendant, cette année, le FTMS aura lieu du 12 au 16 août dans une version numérique avec 30 capsules de matériel inédit enregistrées par des artistes coups de cœur des dernières années.

Même son de cloche à Orford Musique

La nouvelle a aussi été bien accueillie du côté d’Orford Musique, même si, pour les organisateurs, il est également trop tard.

Pour son directeur général, Wonny Song, toute annonce qui concerne les arts est une bonne nouvelle.

Ça nous sort un peu du néant et de la brume et on peut concrétiser un avenir post-COVID.

Wonny Song, directeur général d'Orford Musique

Il se dit ravi pour ses collègues qui organisent des événements extérieurs, mais pour Orford Musique la situation est complexe.

Notre programmation est basée sur plusieurs années et selon des thématiques. C’est très difficile de recommencer  quand il y a un temps d’arrêt. C’est vraiment le chaos total pour nous, explique M. Song.

Selon ce dernier, le mot d’ordre pour le futur des festivals est sans contredit la flexibilité.

Il y a eu un clic depuis la pandémie et je crois que le côté virtuel va rester, tout en gardant le présentiel qui est essentiel pour les artistes et les musiciens.

Les spectacles qui seront offerts cet automne sont donc déjà dans la mire d’Orford Musique qui souhaite, par exemple, offrir des soupers-spectacles tout en respectant toutes les règles sanitaires. Plusieurs scénarios sont évalués en ce moment.

J’espère que nous pourrons accueillir une centaine de personnes, c’est tout à voir, mais nous sommes prêts, conclut Wonny Song.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !