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Incendie et émanations toxiques : l’avis de confinement est levé

La façade de Somavrac où des policiers sont présents.

Somavrac est située à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les citoyens des secteurs Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine, sommés de se confiner à l’intérieur de leur résidence depuis la fin d’après-midi mercredi peuvent maintenant vaquer à leurs occupations habituelles. L’incendie de produit chimique qui s’est déclaré à l’usine SOMAVRAC a été contenu par les pompiers qui ont levé le périmètre de sécurité au petit matin, jeudi.

Les autorités municipales avaient indiqué que l'avis de confinement serait levé lorsque les tests de qualité de l'air indiqueraient des niveaux acceptables.

Ce matin, considérant qu'il n'y a plus de dépassement et que la situation est revenue à la normale, le périmètre de sécurité et l'avis de confinement ont été levés, a souligné Sophie Gauthier, la conseillère en communication du ministère de l'Environnement.

Plus de 2000 résidences ont été touchées par l’alerte initiale qui demandait aux gens se trouvant dans un périmètre de 800 mètres de l’usine de fermer leurs portes et fenêtres, arrêter toute ventilation permettant de faire entrer l’air de l’extérieur et boucher les trous d’aération avec des serviettes humides.

Plus tard en soirée, la directive a été étendue aux secteurs limitrophes, particulièrement pour les gens considérés à risque (troubles respiratoires, maladies cardiaques, personnes âgées et jeunes enfants).

L’incendie a été maîtrisé par les pompiers à 3h45 dans la nuit de mercredi à jeudi.

Rappelons que 3600 kilos d’hydrosulfite de sodium, un produit utilisé dans la fabrication des pâtes et papiers ont été la proie des flammes. Sa combustion a provoqué du dioxyde de soufre, une substance toxique dont l’odeur s’apparente à des œufs pourris.

Urgence-Environnement a été dépêché sur place pour procéder à des examens de la qualité de l'air.

Sur son compte Twitter, la Ville suggère aux personnes qui ont des questions sur leur état de santé de composer le 811.

L'efficacité du plan d'urgence

C'est à travers ces situations d’urgence que l’on peut normalement constater l’efficacité ou l’inefficacité d’un plan de mesure d’urgence.

Hier soir, alors qu’un avis de confinement touchait un large périmètre à Trois-Rivières, notamment au centre-ville et dans les secteurs Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières ouest, de nombreuses personnes se trouvaient toujours dans les rues de ces secteurs, ignorant qu’ils devaient se mettre à l’abri en raison de possibles émanations toxiques.

La Ville de Trois-Rivières a partagé l’avis sur ses réseaux sociaux et a demandé la collaboration des médias. La ligne d’informations aux citoyens (311) était accessible en soirée et selon le porte-parole de la Ville, Guillaume Cholette-Janson, des appels téléphoniques ciblés ont été passés aux citoyens.

Or, plusieurs personnes pourtant inscrites à ce service ont rapporté à Radio-Canada n’avoir reçu aucune correspondance à ce sujet ni par téléphone, ni par la messagerie texte, pourtant utilisée par la Ville pour différentes situations comme un avis d’ébullition d’eau ou même la tenue d’une séance extraordinaire du conseil municipal.

La Direction régionale de la santé publique soutient que les niveaux de dangerosité observés étaient contrôlés.

Si les niveaux avaient été plus élevés, on aurait eu certaines préoccupations au niveau de la santé publique, donc c'est pour ça qu'on a demandé un confinement préventif, explique Karine Martel, conseillère en santé environnement à la Direction de la santé publique. Mais les niveaux qui ont été mesurés sont restés sous les niveaux dangereux. Même si les gens ont pu être incommodés sur le moment par l'odeur, c'est des effets temporaires.

Le système automatisé doit théoriquement tenter d’appeler les occupants des domiciles concernés à trois reprises. En l’absence de réponse, un message est laissé sur la boîte vocale, à condition que le message d’accueil y soit de courte durée.

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