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Une pédiatre de Saskatoon déçue du plan de retour en classe de la Saskatchewan

Une photo de la Dre Karen Leis.

La Dre Karen Leis est pédiatre à Saskatoon et la présidente du comité d’action pour les enfants et les adolescents de la Société canadienne de pédiatrie.

Photo : Fournie par Karen Leis

La présidente du comité d’action pour les enfants et les adolescents de la Société canadienne de pédiatrie se dit déçue par ce qu’elle qualifie d’un manque de clarté dans le plan de retour en classe annoncé par le gouvernement de la Saskatchewan mardi, mais admet qu’un retour en personne est la bonne piste à prendre pour la santé mentale des enfants.

Le plan du gouvernement de la Saskatchewan, malheureusement, ne touche pas vraiment aux préoccupations et aux questions que se posent beaucoup d’enseignants, de parents et de jeunes.

Dre Karen Leis, présidente, comité d’action pour les enfants et les adolescents, Société canadienne de pédiatrie

La Dre Karen Leis estime que la planification du retour à l’école comporte un manque de détails concrets, contrairement au plan de relance économique de la province, qui lui, présentait des règles très claires.

Quand un élève est malade, est-ce que toute sa famille doit se confiner? se questionne-t-elle.

Elle se dit aussi perturbée par le fait que les principes mis de l’avant ne prennent pas en compte les réalités uniques à chaque école, et qu’en plus, le gouvernement n’a pas offert du financement supplémentaire pour soutenir [les écoles] dans ce processus.

Donc, toute la responsabilité pour la rentrée scolaire tombe sur les divisions scolaires et les écoles, et je trouve ça injuste , souligne la Dre Leis.

Malgré tout, la pédiatre de Saskatoon affirme que l’on devrait effectivement viser une rentrée scolaire en personne, comme le souhaite le gouvernement provincial.

Il ne faut pas sous-estimer l’importance des écoles dans la vie des enfants.

Dre Karen Leis, présidente, comité d’action pour les enfants et les adolescents, Société canadienne de pédiatrie

Elle explique que les écoles sont des lieux importants pour la santé mentale des enfants et pour leur développement social, physique, émotif et intellectuel.

La Dre Leis ajoute que les écoles sont bien plus que des lieux d’apprentissage. Ils offrent aussi plusieurs outils aux enfants, comme [des services de consultation], du soutien académique, des programmes de nutrition, et, pour certains, un endroit sécuritaire qu’ils n’ont peut-être pas à la maison.

Elle conclut en disant que les enfants ne vont que bénéficier d’un retour à ce genre de routine et de contact social.

Le port du masque dans les écoles

La Dre Leis estime que les enfants et les adolescents devraient porter le masque que lorsque la distanciation physique n’est pas possible.

Il doit y avoir des occasions pendant la journée où ce n’est pas nécessaire, parce qu’il leur faut des pauses, c’est difficile de porter un masque toute la journée pour les enfants, déclare-t-elle. Il est important qu’ils puissent voir le visage des autres de temps en temps.

De son côté, l'administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam a recommandé le port du masque pour les enfants âgés de plus de 10 ans.

La Dre Tam affirme également que l'Agence de la santé publique du Canada va publier des lignes directrices à ce sujet plus tard cette semaine.

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