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Criant besoin de main-d’œuvre dans les bleuetières de la Côte-Nord

Des bleuets sur une branche.

Dans la Manicouagan, le fruit est mûr à 50 % environ (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Mailloux

Radio-Canada

À quelques semaines du début de la récolte des bleuets, des producteurs de la Côte-Nord peinent toujours à recruter la main-d’œuvre nécessaire.

La bleuetière Bleu Nord à Gallix a embauché cinq travailleurs étrangers l'année dernière. Cet été, son propriétaire Denis Picard a dû se tourner vers l'embauche locale en raison de la pandémie. Les travailleurs ne sont cependant pas au rendez-vous.

Je me disais que je serais capable de combler localement, mais présentement, non.

Denis Picard, agriculteur

Pourquoi les gens ne viennent pas? Est-ce que le salaire n’est pas assez bon? Est-ce que c'est plus physique? C'est peut-être que les gens sont moins enclins au niveau agricole, se questionne M. Picard.

Denis Picard en entrevue dans un de ses champs de bleuets.

Denis Picard est propriétaire de la bleuetière Bleu Nord (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Les directives de la santé publique en ce qui a trait à l'accueil des travailleurs se font toujours attendre et cela n'aide pas à l'embauche, indique le président de l'Association des producteurs de bleuets de la Côte-Nord, Daniel Harvey.

Les gens qui font de la cueillette à la main et qui engagent des cueilleurs spécialisés ne savent pas trop trop de quelle façon ils vont procéder. On attend des nouvelles des autorités sanitaires pour la distanciation et les emplacements de camping, précise M. Harvey.

Champ de bleuets

Daniel Harvey est producteur de bleuets et apiculteur (archives).

Photo : Radio-Canada

Une saison quand même bonne

Selon l’Association des producteurs de bleuets de la Côte-Nord, à défaut d’être exceptionnels, les rendements devraient être tout de même bons. Avec un prix de départ avoisinant les 0,60 $ la livre, les producteurs peuvent espérer à tout le moins couvrir leurs frais de production.

De plus, la pandémie semble pousser de plus en plus de Québécois vers les produits locaux.

Cette année, j'ai remarqué que l'achat local est puissant. Les gens ont vraiment un engouement d'acheter, d'encourager, soutient Denis Picard.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle

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