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Des parents néo-écossais inquiets de la possible ouverture des frontières

Un autobus scolaire devant l'École des Beaux-Marais.

La rentrée est pour l'instant toujours prévue le 8 septembre en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Lorsqu’il a annoncé le port du masque obligatoire le 24 juillet dernier, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil semblait impatient d’ouvrir les frontières de la Nouvelle-Écosse au reste du Canada. Toutefois, tous ne partagent pas son impatience. Des parents craignent que les autres provinces, qui n’ont pas nécessairement contrôlé leurs éclosions de COVID-19, mettent en péril la rentrée scolaire en septembre.

Le plan du ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse pour le retour en classe, dévoilé le 22 juillet dernier, a satisfait plusieurs parents. Le but du ministère est que tous les jeunes retournent normalement en classe en septembre prochain. Toutefois, un autre scénario est prévu en cas d’éclosion de COVID-19 dans les écoles, celui d’un retour à l’enseignement en ligne complet pour une période indéterminée.

C’est cette possibilité qui inquiète beaucoup de parents. Ceux-ci voient l’impatience du premier ministre à ouvrir les frontières de la province à l’extérieur de la bulle atlantique comme une preuve qu’il met l’économie devant le bien-être des familles. On s’inquiète que si on ouvre la bulle pour le secteur touristique, pour l’économie, que ça mettrait à risque la possibilité de faire le plein retour à l’école , explique une membre du groupe, Caroline Arsenault.

Le groupe Parents pour l’éducation en temps de pandémie (Parents for Pandemic Education), formé initialement pour presser le gouvernement à dévoiler son plan d’éducation le plus rapidement possible, a récemment publié un communiqué afin de faire connaître ses inquiétudes. En éliminant les restrictions de quarantaine existantes pour ceux qui arrivent d'autres provinces, alors que le nombre de cas de COVID-19 augmente rapidement au Québec, en Ontario et en Alberta, n'est pas sécuritaire , peut-on y lire.

Caroline Arsenault, dont les enfants fréquentent les établissements du Conseil scolaire acadien provincial, estime que les familles ne peuvent se permettre un retour à la situation du printemps dernier. Rouvrir, définitivement on reconnaît que c’est quelque chose qu’il faut faire. Mais on a de la difficulté à comprendre quelle est la presse que le premier ministre a à ouvrir la bulle .

Retarder l’ouverture au reste du Canada

Le groupe demande au premier ministre McNeil de mettre sur pause ses plans d’éliminer les obligations de quatorzaine pour les résidents de l’extérieur des provinces atlantiques.

De son côté, Caroline Arsenault aimerait plutôt que les écoles aient au moins la chance d’ouvrir leurs portes avant que la Nouvelle-Écosse ne perce la bulle atlantique. Que les enfants puissent réintégrer l’école, rencontrer les enseignants de cette année, qu’on puisse établir la routine et puis au moins avoir des bases assez solides si jamais on a besoin de fermer de nouveau .

Caroline Arsenault

Caroline Arsenault fait partie du groupe Parents for Pandemic Education.

Photo : Twitter / Caroline Arsenault

La réponse du premier ministre

Au courriel de nos collègues de CBC, le premier ministre McNeil a répondu prendre en compte les préoccupations des Néo-Écossais qui veulent que la province reste fermée et de ceux qui veulent la voir s'ouvrir au reste du Canada. J'ai dit à plusieurs reprises que nous devons apprendre à vivre avec la COVID-19, et il y a de nombreuses régions de notre pays qui réussissent aussi bien que nous à contrôler la pandémie .

Au pays, outre les territoires et les provinces atlantiques, le Manitoba est la province avec le moins de cas actifs, soit 93 en date de mardi.

Stephen McNeil affirme qu’il ne place pas l’économie devant le bien-être des familles et qu’il continue de travailler avec la santé publique et qu'il surveille la situation ici et dans les autres provinces.

Avec des informations de Brooklyn Currie de CBC.

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