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Facebook lance Reels, son concurrent de TikTok, sur Instagram

Des silhouettes consultent leur cellulaire. En fond, le logo Instagram.

Le nouveau format lancé par Facebook était testé depuis novembre au Brésil, en France et en Allemagne.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Agence France-Presse

Facebook se donne un coup de jeune avec le lancement de Reels, nouvelle plateforme de vidéos courtes et amusantes sur Instagram, qui ressemble en plusieurs points à TikTok, l'application chinoise que Donald Trump menace de bannir.

Lancée aujourd’hui dans 50 pays dont les États-Unis, Reels permet de publier des vidéos de 15 secondes sur un fond musical ou sonore. Il n’a pas encore été annoncé si Reels sera accessible au Canada.

Comme TikTok, Reels offre différents outils de création pour personnaliser ses vidéos (effets visuels, collants, transitions, répertoire de chansons). Il est également possible d’ajouter des effets de réalité augmentée à ses Reels, une fonctionnalité qui n’est toujours pas intégrée à TikTok.

Les créations peuvent être publiées directement sur les profils, et les plus virales d’entre elles sont mises en valeur sur la page Explorer d’Instagram. Dans un communiqué, Facebook dit ainsi vouloir offrir à chacun la chance de devenir un créateur sur Instagram et de toucher de nouveaux publics sur la scène globale.

Inspiration assumée

Ce n’est pas la première fois qu’une fonctionnalité semblable à celle d’une application rivale est intégrée à Instagram. Après s’être vu refuser une offre d’achat de 3 milliards de dollars en 2013, l’entreprise de Mark Zuckerberg a ajouté à Instagram de nombreuses fonctionnalités presque identiques à celles de Snapchat, dont ses fameuses Stories.

Nous n'étions pas les premiers à créer des flux d'actualités, nous n'étions pas les premiers à créer des Stories, nous ne sommes assurément pas les premiers à créer des vidéos de courte durée, a reconnu en juin auprès de l'AFP Vishal Shah, le directeur du produit Instagram.

Parmi les sources d'inspiration, il a également cité Snapchat et Vine.

Trois captures d'écran de l'application Instagram, dont deux captures d'écran montrent des vidéos affichés dans la fonctionnalité Reels.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Reels permet aux utilisateurs et utilisatrices d’Instagram de publier des vidéos de 15 secondes sur un fond musical ou sonore.

Photo : Instagram

Avec sa famille d'applications (Facebook, Instagram et les messageries Messenger et WhatsApp), le géant californien touche 3,14 milliards de personnes tous les mois.

Les plateformes sociales sont en compétition pour les utilisateurs et utilisatrices et le temps qu'ils y passent. Leur modèle économique repose en effet sur les données personnelles, qui servent à établir des profils de consommateurs et à vendre des publicités ultras ciblées à grande échelle.

Facebook est donc toujours l'affût des dernières tendances de ce secteur en ébullition, où les plus jeunes, notamment, adoptent rapidement de nouveaux concepts originaux.

En 2012, la société a racheté Instagram, pour un milliard de dollars. Cette acquisition est aujourd'hui dans le collimateur de certains élus américains, qui y voient un abus de position dominante.

David Cicilline, représentant démocrate et membre de la commission judiciaire, considère notamment que les grandes entreprises technologiques ont « trop de pouvoir » et que certaines devraient être scindées.

La saga TikTok

TikTok, de son côté, a encore gagné en popularité à la faveur de la pandémie – l'appli compte désormais environ un milliard d'utilisateurs et utilisatrices dans le monde, talonnant ainsi Instagram.

Mais elle se retrouve au coeur des tensions commerciales et politiques entre les États-Unis et la Chine. Washington l'accuse, sans preuve, d'espionner ses utilisateurs pour le compte de Pékin, parce qu'elle appartient à un groupe chinois, ByteDance. Le président Donald Trump a menacé de la bannir si elle n'était pas rachetée par une entreprise américaine d'ici le 15 septembre.

Le géant américain Microsoft a confirmé dimanche qu’il négociait avec ByteDance pour racheter TikTok. Si la transaction a lieu, Microsoft possédera et dirigera le réseau social aux États-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Des actionnaires minoritaires pourront se joindre à l'opération.

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