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La communauté autochtone de l’Î.-P.-É. tend la main à ses jeunes en difficulté

Lisa Cooper

Grâce à l’enseignement traditionnel, les jeunes participants apprennent à développer des outils pour vivre de façon équilibrée et positive, explique la cheffe du Conseil autochtone, Lisa Cooper.

Photo : CBC/Shane Hennessey

Radio-Canada

Un nouveau programme du Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard veut rapprocher de jeunes autochtones de leurs valeurs ancestrales afin de leur éviter des démêlés avec la justice.

Le programme nommé « Coming Full Circle » s’adresse aux jeunes autochtones de 11 à 18 ans. Leur participation est volontaire.

C’est une forme de justice alternative qui aidera de jeunes à se remettre sur le droit chemin et à renouer avec leur culture, espèrent le Conseil autochtone et ses partenaires.

Grâce à l’enseignement traditionnel, les jeunes participants apprennent à développer des outils pour vivre de façon équilibrée et positive, explique la cheffe du Conseil autochtone, Lisa Cooper. Elle espère que cela réduise le risque qu’ils commettent d’autres infractions.

Le Conseil autochtone cherchait à offrir un tel programme aux jeunes depuis un certain temps parce que les Autochtones sont surreprésentés dans le système judiciaire, ajoute Mme Cooper. Elle est convaincue qu’il est possible d’intervenir auprès des jeunes pour leur éviter des démêlées avec la justice.

Lisa Cooper croit que le racisme systémique est à l’origine de la surreprésentation des Autochtones dans le système judiciaire. Les mettre en prison n’est pas la meilleure solution, selon elle, s’ils récidivent lorsqu’ils sont à nouveau en liberté.

Beaucoup d’entre eux souffrent de traumatismes liés aux pensionnats autochtones, à leur enfance ou à des conflits intergénérationnels, explique-t-elle, et le Conseil autochtone veut faire partie du processus de guérison.

L'enseigne du Conseil autochtone est illustré d'un aigle

Le nouveau programme du Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard nommé «Coming Full Circle» s’adresse aux jeunes autochtones de 11 à 18 ans.

Photo : CBC/Shane Hennessey

Le Conseil autochtone a fait un sondage de ses membres vivant à l’extérieur d’une réserve en 2018-2019. Le sondage révèle des obstacles sous-jacents qui se dressent devant eux, dont un taux élevé de problèmes de santé mentale, de toxicomanie et de gestion de la colère. Ces constats sont tirés d’un document qui accompagne le nouveau programme du Conseil autochtone.

Le chef suppléant de la police municipale de Charlottetown, Sean Coombs, dit croire que le programme aidera plusieurs jeunes autochtones.

Les agents en première ligne vont faire le contact entre de jeunes Autochtones à risque et le travailleur des services à la jeunesse de la police. Ce dernier les dirigera ensuite vers le programme, explique M. Coombs.

En tant qu'exemples de jeunes qui seraient à risque élevé d'avoir des démêlés avec la justice, le policier mentionne des itinérants, des consommateurs de drogues, des alcooliques.

Sean Coombs interviewé devant le poste de la police

Le chef suppléant de la police municipale de Charlottetown, Sean Coombs, estime que le programme fera une différence pour plusieurs jeunes.

Photo : CBC/Kirk Pennell

Le nouveau programme vient tout juste d’être lancé et ce n’est pas le seul offert par le Conseil autochtone. Les intervenants espèrent que les jeunes participants bénéficient aussi des programmes d’aide en matière de développement des compétences et d'itinérance. D’autres programmes sont destinés aux soignants ou gardiens de jeunes à risque pour les informer de leur histoire et de leur culture.

Lisa Cooper espère aussi que des jeunes qui réussiront le programme continueront d’y collaborer en tant que mentor pour d’autres participants.

Avec les renseignements de Wayne Thibodeau, de CBC

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